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25 août 2004

Analyse de la rentrée par le SNUipp 85

Depuis la rentrée 2001, qui avait été le point haut du déficit de prise en compte de l’évolution positive de l’école publique en Vendée (progression en pourcentage et hausse démographique soutenue), des progrès ont été réalisés en matière de dotation ( + 99 postes en trois rentrées 2002 à 2004) ce qui permet d’atténuer nombre difficultés passées et présentes, mais ce qui ne constitue pas un début de solutionnement des problèmes rencontrés.
Le déficit de moyens reste entier.

La sous-estimation des prévisions et les dotations insuffisantes ont généré des difficultés d’accueil et de conditions de travail.
Sur la période 1996-2003 : + 2 529 élèves, + 94 postes = c’est 1 poste supplémentaire pour 26,90 élèves de plus.


Cela donne une dégradation du P/E (5,40 en 1995, 5,24 en 2003), une hausse de la moyenne par classe (23,22 en 1998, 24,11 en 2003), le maintien de seuils très élevés en élémentaire-primaire, le relèvement des seuils de deux points en maternelle.

Les actions menées ces dernières années ont permis d’aboutir à une baisse des seuils en maternelle (en 1996 et 1998). Non seulement ceux-ci ont été revus à la hausse (en 2002) annulant une bonne partie du gain, mais c’est la scolarisation des moins de trois ans et l’existence de la maternelle qui sont dans le collimateur, réduisant la scolarisation maternelle au mieux à une variable d’ajustement.

Les chiffres en attestent : la scolarisation en maternelle est le moteur du développement de l’école publique dans ce département. La qualité de l’accueil dans et autour de la maternelle, celles de l’éducation et de l’enseignement dispensés constituent des éléments essentiels fondateurs de la notion de service public.

Les progrès de l’école publique c’est aussi une évolution de son réseau avec un nombre d’écoles plus restreint globalement certes, mais comportant plus de classes, avec une meilleure offre pédagogique, une meilleure prise en compte de l’école comme service public de proximité facteur de développement. Se profilent à l’horizon 2005 l’ouverture de nouvelles écoles publiques (Boufféré La Guyonnière) et émergent de nouvelles demandes d’ouverture d’écoles communales.

La diversité des situations amènent à la mise en réseau, de façon diverse. Il y a la nécessité, à partir des bilans faits, de proposer de nouvelles avancées, singulièrement pour les RPI. Ni le transfert de la compétence scolaire aux structures supra communales, ni le choix idéologique de « passer de l’école intercommunale du XIX ème siècle » (dixit Darcos) ne constituent de réponses pertinentes. Le choix du gouvernement d’intégrer en catimini, dans le cadre de la loi relative aux libertés et aux responsabilités locales, un amendement offrant aux communes ou communautés de communes d’expérimenter la mise en place d’Établissements Public locaux d’Enseignement Primaire ne correspond pas à nos attentes et propositions. Cet amendement dont nous demandons le retrait n’a fait l’objet d’aucune concertation ni d’aucun débat.

Nous sommes encore plus que jamais confrontés à une offensive libérale de remodelage de la société qui n’a jamais été aussi forte, aussi déterminée. Ce sont bien le rôle et la place des services publics, c’est à dire non seulement leur définition mais leur existence même qui sont au cœur des enjeux. Ce qui prend une dimension spécifique en Vendée avec le poids de l’enseignement privé confessionnel et patronal.

Les prévisions pour la rentrée 2004 font état pour la première fois d’une progression d’effectifs supérieure dans l’enseignement privé par rapport à l’enseignement public, après avoir connu un équilibre en 2002.

Il est encore trop tôt pour en tirer tous les enseignements, mais les éléments d’appréciation ne manquent pas. Les efforts menés par l’enseignement catholique (restructuration de son réseau, développement des contrats d’association notamment) finissent par porter leurs fruits. Efforts sous-tendus par les appuis politiques bien connus. Le tout étoffé par les campagnes de dénigrement de l’école (publique) responsable d’à peu près tout ce qui ne va pas dans la société.

La mise en perspective des chiffres sur le long terme atteste d’une évolution fondamentale en faveur de l’enseignement public.

Avec 28 556 élèves (constat 2003), l’école publique fait mieux qu’à la rentrée 1 986 (28 431 élèves) effaçant ainsi les baisses cumulées d’effectifs de 1986 à 1995 (- 2 404 élèves) et progressant de 43,12 % à 48,14 %.

Comparativement l’enseignement privé avec 30 756 élèves revient à son niveau démographique de la rentrée de 1997. Par rapport à 1 986 il lui manque 6 751 élèves.

Mais on ne peut se contenter du simple constat des chiffres : il faut donner du sens à la progression objective, en faire un axe de développement. Cela passe par un objectif central : renforcer le réseau des écoles publiques (créations, extensions).

Ce choix éminemment politique est au cœur des biens des enjeux qui ne se réduisent pas aux seuls dimensions du système d’enseignement d’éducation et de formation. C’est bien sur la base de ce choix que se déterminera ce que sera la place et le rôle du service public pour la réussite des jeunes et l’évolution de la société.

Le bilan global des mesures prises en février, juin et août donne :
- 43 ouvertures : 32 classes + 2 postes provisoires + 5 postes de remplacement + 2 moyens pour les directions + 1,5 poste en AIS + 1/2 poste soutien (Ile d’Yeu).
- 12 fermetures  : 9 classes, 2 postes AIS, 1/2 poste informatique, 1/2 poste psychologue.

Ce bilan plutôt positif n’en a pas moins ses limites.

Pas moins de 19 écoles en situation potentielle d’ouverture n’ont pas eu satisfaction.

C’est le cas notamment des Essarts élémentaire et maternelle, La Roche sur Yon Pont Boileau élémentaire, Brétignolles sur Mer, La Châtaigneraie maternelle, Commequiers primaire, Dompierre/Yon, Froidfond primaire, RPI St Pierre le Vieux/Souil, Jules verne etc.

Toutes situations diverses par la taille la nature de l’école, le lieu géographique, mais qui subissent d’une insuffisance de moyens.


Dernière minute : L’IA vient de décider d’annuler la décision de fermer la 6ème classe de l’école Rivoli élémentaire à la Roche sur Yon.

Exemple à suivre ?

 

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