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15 avril 2011

Conseil départemental de formation du 6 avril 2011

A l’ordre du jour : bilan du plan départemental de formation (PDF) et formation des PES.

Le mercredi 6 avril 2011, s’est réuni le second conseil de formation de l’année avec pour principal ordre du jour le bilan du Plan de Formation Départemental (PDF) 2010/2011, la présentation du PDF de l’année 2011/2012 et un bilan intermédiaire de l’année de formation des Professeurs des Écoles Stagiaires (PES) du département.

En l’absence remarquée de M. l’inspecteur d’Académie, c’est M. Robichon, Inspecteur Adjoint de l’Inspecteur d’Académie qui a conduit ce conseil de formation pourtant reporté à plusieurs reprises en raison des indisponibilités de l’Inspecteur d’Académie. Il faut croire que ses priorités ont évolué au cours du trimestre.

Le premier volet de ce conseil de formation concernait l’évaluation du PDF départemental en cours. L’Administration s’est félicitée d’un taux de 85,4 % de journées prévues réalisées, les 15% restant étant dus d’après eux à des impondérables inévitables comme les absences de formateurs pour congé maladie ou autres. D’un point de vue qualitatif, M. Robichon s’est étendu sur la réussite des formations de proximité de même que sur la réussite des stages filés pour les titulaires de classe en s’appuyant sur une lecture très positive du bilan du stage LVE. Il a néanmoins reconnu que les stages filés (1 jour de stage par semaine) pouvaient ne pas présenter le même intérêt pour les étudiants stagiaires en M2. À part cela, rien de marquant n’a été abordé, l’évaluation du PDF ne s’appuyant une fois de plus que sur des éléments statistiques.

Pour ce qui est du PDF 2011/2012, les représentants du SNUipp-FSU n’ont pu que regretter, une fois de plus, le manque d’ambition d’un plan de formation ne prenant plus en compte de façon directe le cycle 1 et se contentant essentiellement de répondre à des demandes institutionnelles, nationales ou académiques (évaluations nationales, aide personnalisée, PPRE…) toujours aussi éloignées des préoccupations d’une grande partie des collègues . Pourtant, l’Administration n’a cessé de vanter les mérites d’une formation personnalisée tout au long du conseil de formation. À ce propos, M. Robichon a confirmé la volonté de l’Administration de voir pris en charge et déclinés par les circonscriptions un nombre toujours plus grand de points du plan de formation. M. Bride, CPAIEN, a laissé entendre que le volume horaire alloué aux conférences pédagogiques ne pourrait suffire à répondre à toutes ces demandes, aussi nombreuses que variées. Enfin , les délégués du SNUipp-FSU 85 ont fait constater l’opacité totale sur le nombre d’heures alloué à chacune des actions du PDF. Pas un seul volume horaire n’a été dévoilé pour le moment, ce qui, dès lors, a supprimé une grande partie de l’intérêt de ce conseil de formation. Il est en effet facile de parler « dans le vide » quand aucune déclinaison concrète n’est affichée. L’Administration s’est contenté d’expliquer que les volumes horaires seront annoncés lors d’un prochain Comité Technique Paritaire (le 9 juin).

Enfin, un bilan intermédiaire de l’actuelle formation des PES a été fait. On peut se réjouir qu’ait été inclus dans le PDF de l’année prochaine une action spécifique à destination des entrants dans le métier même si l’absence de volume horaire alloué à la dite action ne permet pas d’augurer d’une réelle prise en compte de la situation des jeunes collègues. Pour ce qui est du bilan intermédiaire de la formation des PES, l’Administration a tout d’abord reconnu une situation ciblée comme compliquée pour 6 des 58 PES du département. Elle a ensuite énuméré les dispositifs mis en place par l’Administration pour venir en aide à ces collègues d’ici à leur validation, à savoir des stages d’observation supplémentaires, un renforcement de l’accompagnement dans la classe par les conseillers pédagogiques de circonscription et la création d’un module supplémentaire de formation dédié à la maternelle proposé lors des journées de regroupement. Isabelle Samarito, représentante des PES au conseil de formation a ensuite été questionnée par M. Robichon sur son bilan de la formation. Si elle a reconnu un réel engagement des équipes de suivi et des professeurs d’IUFM, elle a également pointé du doigt, comme M. Touzeau (conseiller pédagogique départemental traitant des questions de langue vivante) involontairement après elle en insistant sur la nécessité d’être serein pour apprendre ce métier, les insuffisances de cette formation si souvent dénoncées par le SNUipp-FSU : une véritable course contre la montre et un temps de formation professionnelle insuffisant, notamment à l’IUFM, une disparité de qualité des périodes de compagnonnage dans les classes des PEMF et des Maîtres d’Accueil Temporaires (MAT), malgré la bonne volonté de ces derniers et enfin un contenu disciplinaire de la formation pas toujours adapté aux besoins à cour terme des stagiaires dans leurs classes ; M. Boisson, représentant des professeurs d’IUFM a fait remarquer que l’IUFM visait aussi la construction d’une professionnalité à long terme pour les PES, ne répondant pas toujours aux besoins à court terme. Cette dernière remarque a d’ailleurs été l’occasion pour les délégués du SNUipp-FSU de rappeler que c’est cette réforme qui oblige les PES à être en responsabilité de classe(s) aussi longtemps dans l’année et à demander des solutions à court terme pour faire face aux situations qu’ils rencontrent quotidiennement. D’autre part, les représentants de l’IUFM et des équipes de suivi ont conjointement constaté un échec dans l’articulation des formations entre l’IUFM et les équipes de suivi dans les circonscriptions. Enfin, les représentants des PEMF ont demandé un temps de préparation de classe spécifique pour les PES le mercredi matin ;

Après avoir loué les efforts faits au niveau départemental (document d’accompagnement à la prise en charge d’une classe, échanges constructifs avec M. Robichon), nous sommes alors intervenus pour évoquer les problèmes d’équité de traitement des différents PES. En effet, seuls 1/3 d’entre eux a effectué leur période de compagnonnage dans la classe de PEMF (Maîtres formateurs) contre 2/3 dans le classe de Maîtres d’Accueil Temporaires, personnels certes reconnus par l’Administration pour leurs compétences professionnelles, mais non formés à la formation. Cette situation a créé un sentiment d’injustice chez une partie des PES. Sentiment d’injustice renforcé par le fait que le remplacement long promis par l’Administration n’est pas proposé à tous les PES à la même période de l’année. On peut louer la réflexion de l’Administration qui a refusé de dessaisir les collègues brigades de leurs remplacements longs afin d’y installer tous les PES au risque de créer des situations difficiles dans les écoles (continuité pédagogique, réaction des équipes enseignantes, des familles). Néanmoins, on ne peut que regretter l’arbitrage choisi qui suscite de fortes disparités de conditions d’entrée dans le métier pour les PES. Certes, la prise en charge d’une classe en responsabilité n’est pas sans difficultés (responsabilités multiples, surcharge de travail, relations aux parents…). Malgré tout, pour le SNUipp-FSU, il est clair que ce sont des conditions plus satisfaisantes en terme de formation qu’une « autoformation à la petite semaine » suscitée par une succession de remplacements courts dans une circonscription. Enfin ,même si on nous promet une pondération des analyses, comment comparer la situation de formation d’un PES se voyant visiter 9 fois sur le même lieu de stage et celle d’un autre PES visité sur 9 classes différentes. Les collègues les mieux armés s’en sortiront sans difficultés majeures, comme le font les élèves les plus doués de nos classes quelques soient les conditions d’apprentissage. Ce qui nous inquiète, c’est la situation de la majorité des collègues PES, débutants, donc en demande légitime de temps pour s’approprier leur nouveau métier. Or ce temps, ils ne l’ont pas, victimes d’une politique commandée uniquement par la rigueur budgétaire.

Tout au long de ce conseil de formation, les représentants du SNUipp-FSU ont, par leurs prises de parole, réclamé le retour à une formation professionnelle ambitieuse, dotée de moyens suffisants, permettant de faire évoluer la pratique des professionnels de l’éducation que sont les professeurs des écoles tout au long de leur carrière, car ENSEIGNER EST UN MÉTIER QUI S’APPREND !

 

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