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25 juin 2010

Évaluations nationales : vers une évolution des dispositifs !

Organisations syndicales et de parents d’élèves étaient à nouveau reçus ce 23 juin au ministère afin d’affiner leurs observations et critiques concernant le protocole d’évaluations CE1 et CM2. Après le premier « tour de table » du 2 juin, organisations syndicales et parents d’élèves étaient à nouveau reçus ce 23 juin au ministère afin d’affiner leurs observations et critiques concernant le protocole d’évaluations CE1 et CM2.

M. Blanquer (DGESCO) a rappelé que la discussion portait sur la clarification des objectifs, la logique d’ensemble qui renvoie à la chronologie, le contenu des épreuves et le système de correction. Le ministre devrait arbitrer avant les vacances d’été.

Le ministère s’était engagé à clarifier les finalités. Suite aux débats, il conclut à la possibilité de conserver la double finalité, diagnostique et bilan. Le calendrier d’une part, les modalités de codage des corrections d’autre part, joueront sur l’importance accordée à chacun des deux objectifs.

Mr Blanquer a fait l’inventaire des possibilités de calendrier, rappelant que si les dates des évaluations CM2 ont été vivement critiquées, celles pour le CE1 n’ont pas soulevé les mêmes objections. Voici les principales conclusions auxquelles est parvenu le ministère :

SeptembreDébut d’année : renforcement de l’aspect diagnostique.
- début de CE1 exclu (trop forte pression sur le CP, milieu de cycle) ;
- début de CE2 : cohérence avec le début de cycle, renforce les possibilités de remédiations, facilite l’utilisation des informations pour la suite du parcours ;
- début CM2 (proposition SE) : cycle 3 inachevé, pas de possibilité évaluation palier 2 du socle ou bilan fin de cycle
JanvierSolution qui a montré ses limites : ne devrait pas être reconduite.
MaiL’aspect bilan est plus en avant..
- fin CE1 : cohérence de fin de cycle ;
- fin CM1 : semble exclu car milieu de cycle 3 ;
- fin CM2 : cohérence de fin de cycle mais risque d’apparaître comme examen de passage, limite l’utilisation des résultats par les enseignants de cycle 3 (déperdition d’un cycle à l’autre)

L’hypothèse d’un retour à la situation antérieure en début de cycle (CE2, 6ème) n’est pas écartée. Mais ce pourrait aussi être fin CE1 et fin CM2.

Au cours des discussions, le ministère a introduit la notion de « système mixte », envisageant une articulation diagnostique / bilan aux échelons national et local, avec des rôles à préciser. Il suggère la mise à disposition de ressources numériques par les académies pour outiller l’enseignant sur la partie diagnostique. « Bilan national » et « diagnostique local » pourraient alors être pensés en complémentarité. Les échanges ont cependant conclu à la nécessité de ne pas dissocier les deux aspects dans l’évaluation nationale.

Enfin, la cohérence de ces évaluations dépend pour le ministère de l’ancrage sur le socle commun et les cycles avec des évaluations à la fin de chaque cycle. Placée en début de cycle, l’évaluation facilite l’utilisation des informations pour la suite du parcours mais complique le transfert d’informations vers les enseignants du cycle précédent. L’idée que les cycles soient des points de repère pour caler les évaluations dans le temps semble faire accord, sans chuter sur le choix de début ou fin de cycle.

Pour le SNUipp, sans exclure l’intérêt que peuvent avoir des évaluations nationales (cf. dispositif CE2/6ème), une évaluation par échantillon serait suffisante s’il s’agit seulement de mesurer où en sont les élèves par rapport au système. La demande est cependant bien de mettre à disposition des enseignants, pour favoriser la réussite des élèves, de véritables outils d’aide au repérage des difficultés et à la mise en œuvre de remédiations ciblées.

Dans ce cadre, la proposition de mise à disposition d’outils de remédiation répondant plus spécifiquement aux besoins au plan local est intéressante, notamment pour certaines académies présentant des décrochages très importants en terme de résultats. Néanmoins, le SNUipp souligne le danger d’une dérive d’inflation évaluative et la nécessité d’une très grande cohérence garantie par les cadrages nationaux.

Au niveau du calendrier, le SNUipp se félicite que le ministère ait enfin compris l’absurdité des évaluations de janvier. Il rappelle que les évaluations en début de cycle avaient permis jusqu’en 2007 aux équipes de mettre en place progressions et remédiations par une analyse fine des résultats CE2/6ème.

Pour autant, il attire l’attention du ministère sur l’exigence d’affiner les codages de correction pour disposer d’un véritable outil permettant d’organiser une remédiation.

Le SNUipp a également rappelé son opposition à tout classement des écoles et à une utilisation des résultats des élèves pour l’évaluation des enseignants, ou comme seule source pour la répartition des moyens.

Le SNUipp demande une cohérence d’ensemble en se calant sur l’intérêt des élèves, en veillant à ne pas les mettre en échec artificiellement.

 

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