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SNUipp-FSU 85

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  • Texte d’orientation départementale (bulletin envoyé à la profession)
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11 juin 2010

Congrès du 19 mai 2010 : texte départemental d’orientation

Voici le texte d’orientation départementale adopté lors du Congrès du SNUipp 85, le 19 mai 2010. Il se décompose en plusieurs thèmes.

Sommaire :
- Préambule
- La laïcité
- L’entrée dans le métier, le début de carrière
- La maternelle, école des premières réussites
- L’évaluation des élèves et la gestion de leur hétérogénéité
- L’Adaptation et la Scolarisation des élèves Handicapés (ASH)
- Direction d’école : dépasser le statu quo
- Le financement des écoles
- L’éducation prioritaire
- L’évaluation et la formation continue des enseignants
- Les rythmes scolaires
- Base élèves
- La retraite
- Le SNUipp et la profession


Préambule

Depuis sa naissance, le SNUipp-FSU a fait de l’indispensable transformation de l’école un axe fort de son activité tout en ayant la volonté de traiter l’ensemble des questions revendicatives, administratives, et de défense des personnels. En parallèle, il a la volonté de peser sur les enjeux de société.

Depuis l’élection de N. Sarkozy, une politique désastreuse, libérale et autoritaire, et des choix drastiques ont été imposés à l’ensemble des services publics. Parmi eux, dans le cadre de la réforme générale des politiques publique (RGPP), l’école s’est trouvée au cœur de la politique libérale visant notamment à économiser un poste de fonctionnaire sur deux.

Aujourd’hui, en Vendée comme ailleurs, alors que plus de jeunes sont scolarisés plus longtemps, les inégalités s’accroissent. Notre système éducatif doit, à tous les niveaux, se donner les moyens d’aboutir à une véritable équité d’accès pour tous. Cet objectif ambitieux va de pair avec notre contribution à la construction d’une véritable alternative au choix de société de ce gouvernement.

C’est cette ambition que nous voulons porter pour la transformation de l’école en continuant de construire des mobilisations, les plus unitaires possibles.

Pour le SNUipp, l’école doit avoir pour ambition de permettre aux élèves et aux jeunes de devenir des acteurs décisifs des transformations sociales à opérer, des citoyens maîtrisant leur propre devenir, capables de peser collectivement sur les évolutions économiques, technologiques, culturelles et sociales dans une société plus humaine, plus solidaire, plus démocratique.

L’éducation n’est ni une marchandise, ni un service comme les autres, mais un droit qui doit être effectif pour tous. Un politique budgétaire ambitieuse pour l’éducation doit constituer un véritable investissement pour la société de demain.

Contre la marchandisation des services et des biens, contre les conceptions libérales d’un système éducatif mis à mal, l’enjeu est plus que jamais de défendre un service public d’éducation qui demeure national, laïque, gratuit et de revendiquer sa transformation pour offrir à tous les jeunes une formation de haut niveau.

Plus globalement, au sein de la FSU, le SNUipp entend défendre des services publics de qualité, gratuits et répartis sur l’ensemble du territoire national.


La laïcité

La présidence de Nicolas Sarkozy marque un tournant concernant la laïcité.

La Vendée est le seul département français où il y a plus d’élèves du premier degré scolarisés dans des écoles privées que dans des écoles publiques (même si l’écart se réduit de plus en plus). Cette situation particulière a bien des conséquences sur le travail quotidien des enseignants en Vendée.

Nationalement, les effectifs de l’enseignement privé se tassent également. Malheureusement, il y a encore 25 % des villages vendéens sans école publique. Parfois, seule l’école privée est présente dans la commune.  Au-delà du rapport public / privé, c’est bien par la qualité du service public et par sa proximité que l’enseignement public devient attractif. Le SNUipp 85 demande :
- l’abrogation pour les communes de l’obligation de versement du forfait communal dans les mêmes conditions pour le public et le privé ;
- la création d’écoles publiques partout où la demande en est faite ;
- la réalisation par le Conseil Général de nouveaux collèges pour faciliter la poursuite des études dans l’enseignement public.


L’entrée dans le métier, le début de carrière

Si la nécessité de l’amélioration de la formation initiale s’impose à tous comme un consensus auprès des débutants dans le métier et des formateurs, la réforme conduite actuellement est dramatique. Le SNUipp en exige l’abandon immédiat.

Le métier d’enseignant nécessite une réelle formation reconnue. On ne nait pas enseignant, les compétences professionnelles ne peuvent s’acquérir exclusivement sur le terrain.

La première année d’exercice est une année particulière, celle de la découverte, de l’adaptation à l’emploi. Passée l’exaltation des premiers jours, l’enseignant débutant se voit très vite confronté aux difficultés quotidiennes du métier. Apparaissent alors toutes les questions sans réponses, le sentiment d’isolement, la culpabilisation et la peur de l’échec.

Le passage de la formation initiale à l’exercice du métier doit être le plus progressif possible. Les enseignants qui débutent ont besoin de temps pour continuer de se former, analyser et confronter leurs pratiques et leurs difficultés. Le SNUipp réaffirme son attachement à l’IUFM et à son caractère universitaire pour la formation initiale des enseignants, mais aussi pour la formation d’accompagnement.

Le SNUipp revendique :
- l’abandon de la masteristion ;
- une formation initiale de deux ans, rémunérée ;
- une année de fonctionnaire stagiaire en alternance avec 60 % de formation à l’IUFM et 40 % dans des classes ;
- le maintien et le développement du potentiel de formation avec des équipes pluri-catégorielles et des IUFM rénovés pour assurer les formations initiale et continue ;
- des épreuves au concours articulant les dimensions disciplinaire, pédagogique et professionnelle ;
- la reconnaissance et le renforcement du rôle des maîtres formateurs (PEIMF) et des conseillers pédagogiques dans l’accompagnement des enseignants durant leurs premières années d’exercice ;
- l’utilisation d’aucun étudiant comme moyen de remplacement.


La maternelle, école des premières réussites

L’école maternelle est une grande école dont l’identité doit être préservée et qui doit être développée et défendue. Or, les effectifs sont souvent trop chargés, l’école maternelle fait les frais des politiques de carte scolaire ce qui a pour conséquence dans notre département de faire reculer non seulement la scolarisation des enfants de 2 ans, mais aussi des 3 ans, et d’augmenter les effectifs par classe.

Pour le SNUipp, l’école maternelle est une des clés de la réussite de tous. La scolarisation précoce, dans de bonnes conditions, est un facteur d’égalité. L’école maternelle française est enviée par beaucoup de pays en raison de la place centrale qu’occupe le langage oral, de l’importance accordée à la première expérience scolaire dans le devenir de l’élève, du rôle de la prévention... En aucun cas, on ne peut réduire notre école maternelle à un lieu de préparation aux classes de l’école élémentaire ; sa spécificité est constamment à défendre et à revendiquer.

Le congrès du SNUipp 85 réaffirme ses exigences.
- L’entrée à l’école maternelle dès 2 ans pour les enfants dont les parents le souhaitent, doit être possible dans les meilleures conditions (effectifs par classes, taux d’encadrement, structures adaptées…). Ces jeunes élèves doivent être tous comptabilisés dans les opérations de carte scolaire.
- Des réflexions nationales doivent permettre de penser la place de l’école maternelle en complémentarité avec un vrai service public de la petite enfance.
- Des formations initiale et continue de haut niveau qui permettent l’acquisition de compétences adaptées à la spécificité du travail en direction des jeunes enfants.
- Des effectifs allégés dans les classes.
- Une réelle reconnaissance de la spécificité de l’école maternelle.


L’évaluation des élèves et la gestion de leur hétérogénéité

La prise en compte de l’hétérogénéité des élèves est une nécessité pour la réussite de tous. L’évaluation des apprentissages de chacun d’entre eux est indispensable et fait partie intégrante des pratiques professionnelles des enseignants. Les évaluations nationales sont utiles aux élèves, aux enseignants, aux parents d’élèves mais aussi à l’analyse et à la régulation de notre système éducatif.

Depuis 2009, sans aucune concertation, une rupture dans la logique des évaluations nationales a été décidée par le ministère. Sans intérêt pédagogique, elles visent désormais le pilotage du système éducatif uniquement par les résultats des élèves, sans prendre en compte les réalités du terrain (indicateurs socio-économiques, effectifs par classes…).

Le SNUipp a obtenu la remise à plat des dispositifs d’évaluation nationale en CE1 et CM2.

Le congrès du SNUipp 85 :
- exige la suppression des dispositifs d’évaluations nationales en CE1 et CM2 ;
- rejette l’attribution de primes pour la passation d’évaluations mais revendique une réelle revalorisation équitable pour tous ;
- demande la construction d’outils d’évaluations au service des élèves, permettant d’aider à repérer leurs réussites et leurs difficultés.

La logique de « rattrapage » hors temps de classe, de l’aide personnalisée comme les stages de remise à niveau, occultent le travail au sein de la classe et la mise en œuvre de pratiques favorisant les apprentissages de tous, l’autonomie de l’élève et la différenciation.

L’injonction à l’individualisation s’oppose à la réduction des moyens pour prendre en charge chaque élève dans l’école .

Pour le SNUipp, la difficulté d’un élève ne peut rester du seul ressort de l’enseignant de la classe mais relève bien du travail de l’équipe pédagogique et d’équipes pluriprofessionnelles (RASED, enseignants en surnombre…).

Le congrès du SNUipp 85 demande :
- la reconnaissance du temps nécessaire à la prise en charge de tous les élèves (concertations, réunions avec les parents, équipes éducatives…) ;
- l’augmentation des formations d’enseignants spécialisés afin de renforcer les actions des Réseaux d’Aides Spécialisées au Élèves en Difficulté (RASED) ;
- la réduction des effectifs des classes et l’obtention de plus de maîtres que de classes pour se donner les moyens d’une réelle différenciation, au sein de groupe d’apprenants.


L’Adaptation et la Scolarisation des élèves Handicapés (ASH)

Si la loi du 11 février 2005 est un progrès, son application pose de réelles difficultés, notamment en raison du désengagement croissant de l’État.

Les élèves handicapés sont accompagnés par des personnels toujours plus précaires, ce qui provoque de nombreuses incohérences et ruptures, néfastes pour les jeunes et les équipes. Plus que jamais, le congrès du SNUipp 85 revendique :
- la création d’emplois statutaires, remplaçant la précarité des AVS, pour assurer l’accompagnement des élèves en situation de handicap ;
- le renforcement des postes d’enseignants spécialisés ;
- une formation de l’ensemble des enseignants des écoles ;
- la reconnaissance du temps consacré aux réunions liées à l’accueil des enfants handicapés.


Direction d’école : dépasser le statu quo

Ces dernières années ont été marquées par une forte augmentation de la charge de travail qui pèse sur les équipes et particulièrement sur les directrices et directeurs d’école.

En 2005, après 6 ans de grève administrative, le Ministère a dû accorder quelques mesures qui restent bien en deçà des besoins.

Le Congrès du SNUipp 85 demande des avancées significatives :
- attribution d’une décharge de direction pour toutes les écoles ;
- aide à la direction d’école par la création d’emplois statutaires pérennes ;
- remise à plat des missions, des responsabilités et formations spécifiques ;
- reconnaissance de la fonction de direction d’école par une vraie formation continue et une rémunération revalorisée ;
- renforcement des attributions du Conseil des maîtres et des moyens pour son fonctionnement.

Pour le SNUipp 85, le directeur d’école ne doit pas être un chef d’établissement mais, au contraire, se voir conforter dans ses missions de « pilote pédagogique » de l’école, collègue des autres enseignants.

Le Congrès départemental rejette les projets d’établissements publics d’enseignement primaire (EPEP) : l’école doit rester un service public national, garanti équitablement sur l’ensemble du territoire.

Le SNUipp 85 rejette tout statut de directeur d’école : un maillon hiérarchique supplémentaire n’améliorera ni la réussite des élèves, ni les conditions de travail des enseignants.


Le financement des écoles

Les moyens dont disposent les équipes enseignantes pour assurer les missions de l’école publique connaissent une grande disparité quant à leur volume et à leur contenu suivant les finances et les choix des communes.

Les écarts des moyens consacrés au fonctionnement des écoles par les municipalités s’accroissent. Cela touche tous les domaines de l’enseignement : fournitures, équipements, locaux, sorties scolaires, intervenants…

Le désengagement de l’État aggrave cette situation en faisant peser plus de charges sur les communes. Il ne revient pas aux familles de supporter ces choix politiques.

Le Congrès du SNUipp 85 demande qu’un cahier des charges national permette d’obtenir un nouveau cadre législatif de financement ayant pour objectif l’attribution des crédits indispensables au fonctionnement des écoles et permettre ainsi de corriger les inégalités entre elles.


L’éducation prioritaire

Aujourd’hui, dans les quartiers “ défavorisés ”, comme parfois en milieu rural, l’école reste souvent le seul service public de proximité capable de travailler efficacement pour éviter la marginalisation et l’exclusion sociale et culturelle.

La création en 2006 d’une part des réseaux ambition réussite (RAS) et d’autre part des réseaux de réussite scolaire (RRS), rurale (RRR) ou insulaire (RRI) signe un véritable abandon d’une politique de l’éducation prioritaire. Ces nouveaux dispositifs ont renforcé la juxtaposition d’actions locales inéquitables et peu lisibles.

En Vendée, même si des moyens infimes ont été dégagés par l’intermédiaire de journées de décharges de service, les coupes budgétaires rendent impossibles toute politique ambitieuse. En raison de la réduction des finances publiques, l’État laisse les élèves, les familles, les enseignants et les collectivités locales sans moyens d’assurer une réelle discrimination positive.

Pour favoriser la réussite de tous les élèves, il est urgent d’agir sur le quartier, le monde du travail, mais aussi d’avoir une action dans l’école. Il faut par conséquent doter les zones reconnues en difficulté de plus de moyens pour le service public d’éducation.

Le SNUipp 85 revendique une véritable relance de « discrimination positive » dirigée à la fois vers les élèves en maintenant un haut niveau d’exigence scolaire et vers les personnels en améliorant les conditions de travail :
- favoriser la stabilité des équipes par des conditions d’exercices améliorées ;
- valoriser le travail d’équipe par la reconnaissance de tous les temps de concertation nécessaires à la réussite des élèves ;
- alléger davantage les effectifs (24 élèves par classe maximum) et favoriser le fonctionnement avec plus de maîtres que de classes.


L’évaluation et la formation continue des enseignants

L’accès à la formation continue se dégrade à vitesse exponentielle. Or, cette formation constitue un outil indispensable à l’exercice de notre métier et à la prise en compte de l’évolution des pratiques professionnelles.

L’évaluation, sous forme d’inspection individuelle sanctionnée par une note, est un dispositif d’un autre âge. En aucun cas elle ne doit reposer sur une logique de performance dont pourrait dépendre une rémunération ou une nomination. Au contraire, la formation et l’évaluation des enseignants doivent reconnaître et encourager l’autonomie pédagogique.

Pour le SNUipp 85,
- l’évaluation doit être conduite dans un objectif formatif et reposer sur des critères équitables et transparents ;
- la "note" doit disparaître de la carrière des fonctionnaires ;
- les besoins de formation signifiés par les enseignants doivent être pris en compte (gestion des conflits, stages d’équipes d’école… ;
- l’augmentation significative des départs en stages est indispensable (formations thématiques sur le métier et évolutions de carrière : enseignement spécialisé, PEIMF…) ;
- le nombre de postes adaptés doit pouvoir répondre aux besoins reconnus par le corps médical.


Les rythmes scolaires

Alors que nous vivons l’an II de l’aide personnalisée qui a bousculé le calendrier scolaire, de nombreuses études pointent sévèrement la semaine de 4 jours et l’organisation de la journée d’école.

Le calendrier scolaire a historiquement été organisé autour de différents intérêts : agricole, touristique, économique… Jamais celui-ci n’a été réfléchi autour de l’intérêt de l’enfant, de son bien-être et de ses apprentissages à l’école.

Une chose est sûre, le statut quo n’est pas raisonnable. Un retour au calendrier antérieur n’est pas souhaitable non plus. Il faut donc imaginer de nouvelles organisations qui impliquent aussi les collectivités locales, le milieu associatif et le monde de l’entreprise.

Le SNUipp 85 revendique :
- l’Allégement le temps de classe en fonction de l’âge de l’élève ;
- la prise en compte des rythmes de l’enfant pour transformer l’École (organisation de la journée, de la semaine, de l’année) ;
- une organisation du calendrier scolaire permettant un meilleur équilibre entre les périodes de classe et les périodes de vacances (7 semaines de classe / 2 semaines de vacances) ;
- l’autorisation et la valorisation des expérimentations.


Base élèves

Le SNUipp s’oppose à la mise en place de base élèves et demande l’arrêt de cette application ainsi que son retrait dans le cas ou ce programme est déjà en fonctionnement.

Il appelle, sans laisser les directeurs isolés, à ne pas entrer dans ce dispositif. Il demande la mise en place de logiciels de gestion non centralisés et sans externalisation, respectueux de la liberté et de l’avenir de nos élèves.

Le SNUipp cherchera à associer dans l’action l’ensemble des collègues, des organisations syndicales de la profession, la FSU et plus largement les interlocuteurs de l’école (parents et municipalités).


La retraite

Alors que nous sommes toujours dans l’attente de propositions concrètes du gouvernement, la question des retraites occupe une place prépondérante dans le débat politique actuellement. La fonction publique est une fois de plus stigmatisée par le gouvernement. Malheureusement, comme bien souvent, on oublie bien vite que les régimes particuliers ont tous été créés dans un but précis, lié à la recherche de plus d’équité.

Toujours est-il qu’aujourd’hui, la France se trouve face à un choix majeur quant à l’évolution de son régime de retraites. Faut-il, comme le suggère le gouvernement, tout miser sur l’allongement de l’activité et proposer, en gage d’équité, une modeste contribution des hauts revenus du capital ou bien chercher un mode de financement plus "juste" socialement ? Est-ce à 11 000 € par mois que l’on devient riche ?

La masterisation vient nous rappeler que l’on rentre toujours plus tard sur le marché du travail, notamment dans la fonction publique. Qui plus est, en période de crise, de nombreux salariés connaissent des périodes de chômage plus ou moins longues. Rallonger la durée de cotisation dans ces conditions est profondément hypocrite. On comprend bien qu’une fois de plus le fossé se creusera entre ceux qui pourront construire leur retraite par le biais d’un régime de retraite complémentaire ou d’une épargne privée et les autres, les plus nombreux, ceux qui subissent chaque année une hausse du coût de la vie que ne suit pas la courbe de leurs salaires et qui n’ont donc que très peu de capacité d’épargne. Sans parler des retraites des femmes, dont la moyenne des montants est presque 400 euros inférieure à celle des hommes (1887 € contre 2243 €) dans la fonction publique.

Le SNUipp fait évidemment le choix d’un financement des régimes de retraite marqué par le sceau de la justice sociale.

Le détail des revendications déclarées figurent sur le site de la FSU : http://www.fsu.fr.


Le SNUipp et la profession

Depuis trois ans, le rythme et l’importance des réformes ont nécessité de nombreuses réactions de la part des salariés et de l’opinion publique. Dans cette période, tout particulièrement durant l’année passée, l’essentiel de l’action syndicale a surtout été de limiter les effets d’une politique plutôt que l’obtention d’avancées significatives pour la cause des collègues. Le SNUipp est obligé de se questionner sur les difficultés d’articuler unité d’action, efficacité, clarté des revendications et implication du plus grand nombre de salariés. De nouvelles formes d’actions et de rassemblements ont vu le jour aux côtés d’autres déjà existantes. Solidarité et mobilisations des salariés se sont développées au plan international face aux effets économiques, sociaux, environnementaux de la mondialisation.

Récemment, notre profession a été soumise à des évolutions aussi rapides que brutales. Celles-ci ont entraîné un certain nombre de modifications dans les comportements des collègues tout autant que leurs attentes. L’individualisation des rémunérations, les entraves au droit syndical, les modifications de l’organisation du temps de service des enseignants des écoles, rendent plus difficiles les liens qui unissent le SNUipp à l’ensemble de la profession. L’évolution des moyens de communication et des rapports sociaux modifie également les attentes des personnels, individuelles ou collectives de même que les modalités d’échange entre eux.

Tout ceci concourt également à un certain désengagement des collègues quant aux questions générales touchant le métier et à leur intérêt ou leur réceptivité pour la cause syndicale. L’essentiel de l’intérêt des collègues se concentre plus que jamais sur des questions les touchant personnellement avec un intérêt tout particulier pour tout ce qui touche aux mouvements des personnels (6 articles sur les 10 les plus consultés du site internet départemental concernent les questions de mouvements).

Contrairement à l’année 2008-2009, une année de fortes mobilisations, on note en revanche un essoufflement sur les questions de fond touchant l’ensemble de la profession ou l’Ecole au sens large.

Ce recul doit nous interpeller car nous sommes dans l’obligation d’y répondre pour rester au plus près des attentes des collègues.


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