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19 mai 2004

Texte d’Orientation Départementale

Depuis sa naissance, le SNUipp a fait de l’indispensable transformation de l’école un axe fort de son activité tout en ayant la volonté de traiter l’ensemble des questions : revendicatives, administratives, et de défense des personnels. Mais il a aussi la volonté de contribuer aux nécessaires évolutions générales du système éducatif et de peser sur les enjeux de société.

Aujourd’hui, en Vendée comme ailleurs, plus de jeunes sont scolarisés plus longtemps mais les inégalités perdurent. Le système éducatif doit à tous les niveaux se donner les moyens d’aboutir à une véritable démocratisation. Cet objectif ambitieux va de pair avec notre contribution à la construction d’une véritable alternative au choix de société de ce gouvernement.

C’est cette ambition que nous voulons porter pour la transformation de l’école en continuant de construire des luttes unitaires.

Notre ambition est de permettre aux élèves et aux jeunes de devenir des acteurs décisifs des transformations sociales à opérer, des citoyens maîtrisant leur propre devenir, capables de peser collectivement sur les évolutions économiques, technologiques, culturelles et sociales dans une société plus humaine, plus solidaire, plus démocratique.

L’éducation n’est ni une marchandise, ni un service comme les autres, mais un droit qui doit être effectif pour tous.

Contre la marchandisation des services et des biens, contre les conceptions libérales d’un système éducatif mis à mal, l’enjeu est plus que jamais de défendre un service public d’éducation national, laïque, gratuit et de revendiquer sa transformation pour offrir à tous les jeunes une formation de haut niveau.


IUFM


Si la nécessité de l’amélioration de la formation initiale s’impose à tous comme un consensus auprès des débutants dans le métier et des formateurs, les propositions de l’ancien ministre de l’Education Nationale ont alarmé au printemps dernier les acteurs de ce maillon du service public d’éducation.
Les axes de réflexion qui ont été suggérés dans le cadre du "grand débat sur l’école" en témoignent. En effet, dans la perspective de la future loi d’orientation, la formation initiale devrait être revue et corrigée. D’autant que par ces temps propices aux transferts de compétences, jusqu’ici nationales, les conventions avec les universités ont pris cette année un caractère très politique.
L’expérience actuelle de la refonte des cursus universitaires (LMD) intimement prouve qu’il est urgent de s’emparer de ces questions.
La mise en place du LMD dans les conditions proposées par le gouvernement aggravera la sélection sociale et découragera les poursuites de formation initiale. Elle conduira à la mise en concurrence des établissements, à un service public à plusieurs vitesses, profondément inégalitaire.


Début de carrière, entrée dans le métier


La première année d’exercice est une année particulière, celle de la découverte, de l’adaptation à l’emploi. Passée l’exaltation des premiers jours, l’enseignant débutant se voit très vite confronté aux difficultés quotidiennes du métier.
Apparaissent alors toutes les questions sans réponses, le sentiment d’isolement, la culpabilisation et la peur de l’échec.

Le passage de la formation initiale à l’exercice du métier doit être le plus progressif possible. Les enseignants qui débutent ont besoin de temps pour continuer de se former, analyser et confronter leurs pratiques et leurs difficultés. Le SNUipp réaffirme son attachement à l’IUFM et à son caractère universitaire pour la formation initiale des enseignants, mais aussi pour la formation d’accompagnement. Le SNUipp revendique une première année d’exercice en alternance, à mi-temps sur le poste et à mi-temps en formation à l’IUFM.

L’enjeu pour le SNUipp 85, premier syndicat dans les écoles, c’est d’être en capacité de continuer à porter un projet de transformation de l’école et du métier en se confrontant aux préoccupations d’une profession qui évolue.
Cela impose de repenser, dès l’école maternelle, des modes d’organisation pédagogique qui permettent d’atteindre les objectifs fixés pour tous les élèves. Il s’agit aussi de proposer des solutions pour combattre les inégalités entre les écoles.


La maternelle


L’école maternelle est une grande école dont l’identité doit être préservée et qui mérite d’être développée et défendue. Or, les effectifs sont souvent trop chargés, l’école maternelle fait les frais des politiques de carte scolaire ce qui a pour conséquence dans notre département de faire reculer la scolarisation des enfants de 2 ans et d’augmenter les effectifs par classe.

Le Congrès du SNU-ipp 85 réaffirme que l’école maternelle doit bénéficier d’un plan d’abaissement des effectifs pour être mise en capacité d’accueillir dans de bonnes conditions dès l’âge de 2 ans, tous les enfants dont les parents en font la demande. Ces enfants doivent pouvoir être accueillis dans de bonnes conditions de scolarisation sans que cela se fasse au détriment des 3, 4 et 5 ans. Ces enfants doivent être comptabilisés sans limitation dans les effectifs des écoles.

Pour le SNUipp, L’école maternelle est une des clés de la réussite de tous. La scolarisation précoce, dans de bonnes conditions, est une facteur d’égalité. La place centrale qu’occupe le langage oral dans les nouveaux programmes, l’importance de la première expérience scolaire dans le devenir de l’élève, le rôle de la prévention de la maternelle ... tout cela nécessite un plan d’abaissement des effectifs dans les classes.

Aussi, le SNUipp demande une baisse significative des seuils d’ouverture afin d’assurer une réelle qualité de la relation pédagogique qui permette une individualisation de certains apprentissages. Il faut donner à chaque enseignant le temps de se consacrer pleinement à chaque enfant et garantir ainsi des conditions minimales de sécurité à de jeunes enfants par ailleurs avides d’expérimentations et de découvertes.

Le SNUipp exige une politique ambitieuse de scolarisation des enfants de deux ans chaque fois que les familles en font la demande. Une politique ambitieuse en faveur de la place et du rôle de la maternelle exige une place accrue de la maternelle dans la formation initiale et continue des enseignants.


Les ZEP


Aujourd’hui, dans les quartiers “ défavorisés ”, comme parfois en milieu rural, l’école reste souvent le seul service public de proximité capable de travailler efficacement pour éviter la marginalisation et l’exclusion sociale et culturelle.

Au-delà des discours, la politique de l’éducation prioritaire est en panne : pas de véritable impulsion politique, ni en matière d’orientation ni en matière de moyens.
Les quelques améliorations proposées pour le fonctionnement des écoles classées en ZEP ou en REP ne se font que par redéploiement des moyens existants et les limites sont très rapidement atteintes.

Pour favoriser la réussite de tous les élèves, il est nécessaire d’agir sur le quartier, le monde du travail, mais aussi d’avoir une action dans l’école. Il faut par conséquent doter les ZEP d’un haut niveau de qualité de l’offre pédagogique.

Le SNUipp revendique une véritable relance de discrimination positive dirigée à la fois vers les élèves en maintenant un haut niveau d’exigence scolaire et vers les personnels en améliorant les conditions de travail :
- favoriser l’implantation de personnels expérimentés et la stabilité des équipes,
- développer le temps de concertation,
- alléger davantage les effectifs et favoriser le fonctionnement avec plus de maîtres que de classes.


Financement des écoles


Les moyens dont disposent les équipes enseignantes pour assurer les missions de l’école publique connaissent une grande disparité quant à leur volume et à leur contenu suivant les finances et les choix des communes.
Les écarts des moyens consacrés au fonctionnement des écoles par les municipalités s’accroissent. Cela touche tous les domaines de l’enseignement : fournitures, équipements, locaux, sorties scolaires, intervenants ...
Le Congrès du SNU-ipp 85 demande qu’une initiative nationale soit mise en œuvre afin d’obtenir un nouveau cadre législatif de financement ayant pour objectif l’attribution des crédits indispensables au fonctionnement des écoles et permettre ainsi de corriger les inégalités entre elles.


Direction d’école


Depuis la rentrée scolaire 2000/2001, l’action de grève administrative se poursuit.
Elle reflète le malaise qui règne chez les collègues qui ont en charge cette fonction. Les préoccupations sont grandes, le ras le bol est significatif.
Dans ce contexte, les exigences du SNU-ipp 85 et de la profession n’ont pas changé :
- clarification du rôle, des tâches et des responsabilités,
- renforcement des attributions du Conseil des maîtres et des moyens pour son fonctionnement,
- reconnaissance de la fonction de direction d’école par une vraie formation continue et une rémunération revalorisée,
- allègement de la charge administrative,
- modernisation des outils de gestion et de communication des écoles,
- abaissement des normes de décharge.


AIS


L’aide à l’intégration dans notre département cumule les déficits de recrutement depuis plusieurs années.
La faiblesse du nombre de départs en stages CAPSAIS, le nombre de postes vacants à chaque rentrée, la nécessité de pourvoir aux postes libérés par les nombreux départs à la retraite dans les prochaines années, tout cela nécessite la mise en place d’une politique volontariste de créations de postes.

 

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