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17 octobre 2019

Un nouveau rapport sénatorial détricote l’éducation prioritaire

Synthèse de deux articles du café pédagogique, en septembre 2019 et en octobre 2019.

Synthèse de deux articles du café pédagogique, en septembre 2019 et en octobre 2019

Les sénateurs Laurent Lafon (UDI) et Jean-Yves Roux (PS) publient le 16 octobre un rapport qui propose de nombreux changements dans le fonctionnement de l’Education nationale (...)

"On peut craindre après le rapport de la cour des comptes et après le rapport Mathiot Azéma (...) que l’idée dominante en ce moment de l’attribution progressive des moyens fondée sur l’IPS, l’emporte sur le processus de labellisation de l’éducation prioritaire", confirmait en juillet 2019 Marc Bablet, ancien responsable de l’éducation prioritaire au ministère.
"Tout ce qui fait l’efficacité de l’école dans le travail partagé et responsable est oublié au profit d’une responsabilité individuelle qui donnera d’ailleurs lieu à des primes spécifiques probablement conditionnées aux résultats obtenus ce qui constituera ni plus ni moins un retour à la part variable de l’indemnité ECLAIR qui avait été abandonnée en 2014 car elle ne produisait dans les équipes que des tensions inutiles entre ceux qui en bénéficiaient et ceux qui n’en bénéficiaient pas".

La Cour des comptes a déjà demandé la délabellisation de l’éducation prioritaire. Ne seraient maintenus que les Rep+. En dessous il y aurait un indice d’affectation des moyens graduel sans label particulier. Les sénateurs, comme la Cour, lui trouvent deux avantages. Le premier c’est d’éviter l’effet de seuil qui bloque toute évolution de la carte. Le second c’est de mieux prendre en compte les écoles orphelines et les enfants défavorisés scolarisés hors Rep, soit 70% d’entre eux.

Le rapport recommande la sanctuarisation des Rep+ et une attribution graduelle des moyens pour les autres écoles et établissement. Ce serait la fin d’une politique nationale de l’éducation prioritaire. La nouvelle politique de distribution des moyens devrait être locale, pour les sénateurs. Et la disparition des Rep permettra de faire reconnaitre des critères non sociaux dans l’attribution des moyens, comme l’éloignement géographique ou la ruralité. Cette réforme transférerait des moyens massifs du social vers le territorial, des écoles de banlieue vers les zones rurales. Les sénateurs souhaitent aussi y voir entrer les établissements privés sous contrat.

Pour les enseignants, comme dans le rapport Brison Laborde, les sénateurs recommandent de multiplier des "contrats de mission" pour attirer des enseignants en zone rurale ou difficile. Les recteurs et Dasen auraient de nouveaux pouvoirs pour le recrutement et l’indemnisation des enseignants. Les collectivités locales auraient aussi un rôle plus important dans la politique éducative locale. "Elles financent un tiers de la dépense d’éducation dans le 1er degré", rappelle L Lafon.

L’intérêt de ce rapport c’est la convergence qui se crée sur l’éducation prioritaire dans le sens de la fin de la labellisation. C’était le cas avec le rapport de la Cour des comptes (hors Rep+). Le même schéma est proposé par le rapport Lafon Roux. Il semble que le rapport Mathiot Azema aille dans le même sens...

 

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