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Vous êtes actuellement : La carte scolaire  / Année scolaire 2005-2006 

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8 février 2006

CTPD du 8 février 2006 : carte scolaire

L’intervention de vos élus :

La rentrée 2006 se prépare sur fond de progression continue de la place de l’école publique en Vendée. C’est la caractéristique principale de notre département. Mais dans le même temps, l’école publique se développe dans un contexte socio-économique où tous les services publics sont affaiblis dans leur capacité à remplir leurs rôles et leurs missions, dans leur capacité à être de véritables outils de lutte contre les ségrégations sociales. Au plan éducatif, la politique poursuivie par ce gouvernement est fait de renoncements et de reculs historiques : ghettoïsation d’établissements et de quartiers, stigmatisation de populations, réduction de la scolarité obligatoire par l’accès à l’apprentissage dès 14 ans, programmes allégés pour un socle commun minimum de connaissances revu à la baisse, remise en cause des méthodes d’apprentissage de la lecture ... , on voit bien dans quel sens l’arbitrage entre « les évolutions qualitatives nécessaires » et « une meilleure maîtrise des dépenses de l’Etat » évolue avec moins d’école pour tous et des sorties prématurées du système éducatif pour certains.

L’attractivité et la dynamique de l’école publique en Vendée imposent donc une toute autre logique que celle qui consiste à ne s’en tenir qu’à la seule gestion annualisée des flux d’élèves. Cela suppose de donner du souffle à une dynamique départementale qui favorise un bond qualitatif pour tous et partout.

En Vendée, des mutations ont commencé de s’opérer : taille des écoles, poids de l’école publique dans la commune et dans le département, évolutions sociologiques, augmentation de la mixité sociale, attentes de plus en plus fortes vis à vis de l’école ... Les décisions de carte scolaire doivent donc donner du sens à un projet qui permette à l’école d’être pour tous et partout un véritable outil de la réussite individuelle et collective garant d’une intégration sociale réussie, un rempart à la ségrégation et à la marginalisation.

Or, annoncer chaque année une dotation « historique » qui, au-delà des effets d’affichage, ne règle rien sur le fond, est source de désillusions et de résignations. C’est ce qui se passe depuis la rentrée 2002, année de la première dotation « historique ». Cette année là, la dotation départementale avait enfin permis de commencer à atténuer les difficultés mais n’avaient pas permis d’enrayer la dégradation des indicateurs (P/E ; moyenne par classe). Paradoxe de la situation, la reconnaissance de la réalité de l’évolution de notre département (hausse démographique soutenue, flux migratoire favorable au développement de l’enseignement public et confiance accrue des familles pour l’école publique) s’accompagnait d’une révision à la hausse de deux points des seuils sur fond de déscolarisation des deux ans !

Au total, le bilan des rentrées 2002 à 2005, se sont traduites, malgré quatre dotations « historiques » pour chacune de ces rentrées, par des dégradations en raison du maintien de seuils d’ouverture et de fermeture parmi les plus élevés de toute la France et de prévisions d’effectifs, chaque fois, très largement dépassées par les constats de rentrée.
Ces dotations « historiques » n’auront à l’évidence pas permis de faire partout ce bond qualitatif indispensable que les enseignants et les familles étaient en droit d’espérer.

Il est urgent que la Vendée reçoive enfin le traitement juste et équitable que mérite son école publique.

A l’occasion de ce CTPD, les élus du SNUipp ont donc réaffirmé que la prochaine rentrée devait représenter la première année d’une étape de véritable apurement du déficit cumulé depuis dix ans.

Cela exige de pouvoir disposer d’un plan de rattrapage pour notre département et d’une programmation pluriannuelle des dotations pour faire face aux défis pour notre école publique sur les 4 prochaines années.

La maternelle
élément de démocratisation

La politique actuelle menée par ce gouvernement, poursuit une logique de déscolarisation des enfants de 2 ans.
Cette politique répond avant tout à une logique comptable de réduction de l’emploi public qui ne prend pas en compte l’intérêt d’une scolarisation précoce dans de bonnes conditions et qui ne s’inscrit pas dans une politique globale cohérente en faveur de la petite enfance.
Or, l’école maternelle constitue l’élément déterminant de la progression de l’école publique dans notre département.
C’est au niveau de la scolarisation des deux ans que les efforts doivent être portés pour qu’elle puisse répondre aux exigences d’un accueil de qualité pour toutes les familles à ce niveau décisif de la petite enfance.
Malgré la décision de l’IA de réduire cette année les seuils d’ouverture de 1 point et d’1/2 point ceux de fermeture en maternelle, cette mesure ne constitue qu’un effet d’affichage car la traduction dans les mesures de carte scolaire c’est avant tout que les écoles maternelles ne bénéficient globalement d’aucune avancée notable.
Bien au contraire, avec 7 fermetures sur 13, pour seulement 2 ouvertures réservées, les maternelles continuent de payer un lourd tribu. Seul, un retour au seuils pratiqués en 1998 aurait permis des améliorations qualitatives significatives.

L’A.I.S.

Notre département occupe actuellement le 27ème rang pour les emplois de RASED. Les moyens actuels (postes et personnels qualifiés) ne permettent pas de satisfaire tous les besoins.
Cette situation est accentuée par le nombre croissant de postes vacants dans l’AIS (52 postes pour la rentrée 2006) et l’insuffisance des enveloppes frais de déplacement. La forte dominante rurale de notre département renforce les difficultés par l’étendue des secteurs d’intervention. L’augmentation sensible du nombre de familles en difficulté sociale et donc du nombre d’enfants en difficulté scolaire alourdit la charge.
Améliorer la situation de l’AIS (en postes, en crédits de déplacement) est une urgence.
Cela passe aussi par la préservation de toutes les structures existantes comme les CLIS dont rien ne justifie la remise en cause de leur existence à Olonne s/Mer comme ailleurs !

La mise en œuvre de la nouvelle loi sur le Handicap repose encore une fois la question fondamentale pour l’institution scolaire de sa capacité à apporter des réponses toujours plus efficientes en faveur des élèves en difficulté ou en situation de handicap. Cela pose aussi la question de sa capacité, dans un processus de décentralisation, à conserver les prérogatives qui lui incombent dans un nouveau dispositif traité pour l’essentiel à l’extérieur de l’école.
La création de Maisons départementales pour le Handicap (MDPH) traduit d’abord une orientation qui consiste à déposséder davantage encore le Service Public d’Education d’un certain nombre de ses missions essentielles en direction des familles.
Dans un département comme le nôtre, remettre entre les mains du Conseil Général la Présidence de la nouvelle commission (CDA) et le pilotage des procédures n’est pas sans danger pour des familles déjà en difficulté et livrées à elles-mêmes !

La mise en œuvre des nouvelles procédures (déclinées sous une phase transitoire jusqu’en juin 2006) révèle la non faisabilité du dispositif par la lourdeur des tâches qui incombent aux écoles. Le seul suivi des élèves en difficulté renvoie vers les enseignants plus de charges et de responsabilités : multiplication des équipes éducatives, augmentation importante du temps consacré à la rédaction de dossiers (PPS).

Ce nouveau dispositif va provoquer un sentiment légitime de colère chez les enseignants et risque de déstabiliser davantage encore les équipes enseignantes dans les écoles.


Fermetures (4) :

Château d’Olonne Pironnière mat (5è cl.)
Fontenay R. Bonnaud mat. (3è cl.)
Fontenay Bouron Massé élém. ZEP (9è cl.)
La Roche Rivoli élém. (6è cl.)

Gels (8) :

Fontenay R. Bouron Massé ZEP (secteur mat.) (6è cl.)
Fontenay R. Jaulin primaire (6è cl.)
Mortagne R. Desnos élém. (7è cl.)
Olonne R. G. Cadou mat (6è cl.)
La Roche sur Yon Pyramides mat. ZEP (5è cl.)
Les Sables d’O. le Passage mat. (2è cl.)
Les Sables d’Olonne la Chaume mat. (3è cl.)
St Hilaire de R. H. Simon élém. (7è cl.)

Ouvertures (22) :

Aizenay élém. (9è cl.)
Aubigny primaire (5è cl.)
Belleville sur Vie élém. (6è cl.)
Benet élém. (6è cl.)
Boufféré primaire (4è cl.)
Bouin primaire (4è cl.)
Curzon primaire (3è cl.)
Falleron primaire (3è cl.)
Grosbreuil primaire (6è cl.)
La Guyonnière primaire (4è cl.)
Les Herbiers J. Prévert élémentaire (6è cl.)
Pouzauges J. Verne élémentaire (7è cl.)
Puyravault primaire (3è cl.)
La Roche sur Yon Pyramides élém. ZEP (7è cl.)
RPI ST Pierre le Vieux (5è cl.)
St Jean de Beugné primaire (3è cl.)
St Philbert de Bouaine (ouverture de 4 classes)
Sérigné primaire (4è cl.)
Vix primaire (6è cl.)

Ouvertures réservées (10) :

Aizenay élémentaire (10è cl.)
Ile d’Olonne les Salines (6è classe)
Les Epesses primaire (3è cl.)
Les Essarts maternelle (4è cl.)
Les Essarts élémentaire (6è cl.)
La Roche sur Yon Marcel Pagnol mat. (4è cl.)
St Hilaire de Loulay primaire (4è cl.)
St Pierre du Chemin (3è cl.)
Vouillé les Marais primaire (4è cl.)
Vouvant primaire (3è cl.)

A la demande du SNUipp, l’IA met à l’étude, pour le CTPD de juin, l’attribution de décharges de direction pour :
- 4 RPI :
• Bouillé Courdault / Oulmes
• Doix / Montreuil
• Porte de l’Ile / Souil
• Pétosse / le Langon

- 2 écoles :
• L’école des Buissonnets (la Roche)
• L’école de l’Alouette (la Roche)


Pour résumer :

- 4 fermetures de classes
- 8 gels
- 22 ouvertures de classes dont 4 pour la création de l’école publique de St Philbert de Bouaine
- 10 ouvertures réservées de classes
-  3 postes sont utilisés pour régulariser l’ouverture de classes décidées après la rentrée 2005 (La Génétouze ; La Chapelle Achard ; St Jean de Monts Orouët)
- Transfert du poste de psychologue scolaire de Fontenay le Comte M. Bretaud à Bouron Massé
- Création d’un poste (2 demi-décharges) pour l’accueil des enfants du voyage à Mortagne sur Sèvre R. Desnos et la Roche les Pyramides
- Fermeture d’une CLIS 1 à l’école élémentaire R. G. Cadou d’Olonne sur Mer
- Création de 3 postes d’enseignants référentss’ajoutant aux postes des ex-secrétaires de CCPE dans le cadre de la mise en œuvre de la nouvelle loi sur le Handicap
- Création de 3 postes (6 demi-décharges) d’animateurs en informatique
- Création de 5 postes (1 demi-décharge par circonscription) pour formation de proximité
- Création de 2 postes pour les décharges de direction
- Création d’1 poste de Conseiller Pédagogique (Apprentissage de la lecture)
- Création de 2 postes de Brigades pour le remplacement maladie-maternité


 

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