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18 avril 2018

Carte scolaire rurale : face aux « fake news » du Ministère, les territoires restent mobilisés !

Le SNUipp-FSU 85 dénonce la propagande du Ministère qui annonce une moyenne de 14 élèves par classe dans le Sud-Vendée. Les territoires restent mobilisés avec une deuxième série de "nuits des écoles" cette semaine.

Face aux « fake news » du Ministère, les territoires restent mobilisés !

Il y a quelques jours, le Ministère de l’Éducation Nationale a diffusé sur son site internet une cartographie totalement erronée qui indique une moyenne de 15 élèves par classe sur les circonscriptions de Luçon et Fontenay le Comte . Cette donnée est totalement surréaliste et bien éloignée des réalités de ces territoires ruraux !

En lieu et place d’une communication objective sur la réalité des conséquences des 19 postes supprimés en Vendée, le ministère utilise la propagande au mépris de la communauté éducative et des conditions d’apprentissage des élèves.

Pendant ce temps, le SNUipp-FSU 85 attend toujours du Ministre une réponse à sa demande d’audience adressée conjointement avec la FCPE 85. De même qu’à sa proposition d’accueillir le Ministre en déplacement en Vendée.

Pendant ce temps, les écoles continuent à se mobiliser : deux « nuits des écoles » sont organisées cette semaine, le 17 avril à Benet et le 19 avril à Saint Georges de Montaigu.

En poursuivant cette obstination à diffuser de fausses informations tout en refusant de rencontrer les acteurs de terrain, le Ministère prend la responsabilité de voir certaines actions s’amplifier et se multiplier, dans l’intérêt des élèves accueillis dans nos écoles publiques vendéennes.

La Vendée mobilisée pour ses écoles publiques !

Après un mois de février marqué par de très nombreuses actions, un rejet unanime des des mesures de carte scolaire par les syndicats, la FCPE et les élus locaux, l’heure est à la remobilisation en Vendée, comme dans d’autres départements.

Jeudi 22 mars, jour de mobilisation des fonctionnaires pour les services publics, l’éducation nationale tiendra une place importante, avec un appel spécifique.

Localement, de nouvelles actions s’organisent. Au niveau départemental, le SNUipp-FSU et la FCPE demandent des audiences avec les parlementaires, avec des délégations incluant des membres de la communauté éducative d’écoles concernées.

Nous avons également invité le Ministre.

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Courrier SNUipp-FSU / FCPE au Ministre

Continuons à mutualiser les mobilisations en cours et collectivement, ne lâchons rien !

Carte scolaire, la vérité des prix

Le gouvernement tente de désamorcer la colère qui monte dans les territoires ruraux victimes de fermetures de classes à la prochaine rentrée. Le SNUipp-FSU rétablit la vérité des faits et des chiffres.

« Un taux d’encadrement en hausse dans toute la France, seulement 207 classes fermées en milieu rural liées à une démographie en baisse ». Jean-Michel Blanquer ne cesse d’allumer des contre-feux aux mobilisations qui se multiplient dans les zones rurales et le Président lui-même se déplace dans la campagne tourangelle pour apaiser parents et élus en vantant les créations de postes à son actif. Malheureusement les faits et les chiffres résistent.

Les faits, ce sont quelque 70 départements secoués par des actions et des mobilisations pour défendre des écoles menacées recensées sur le site internet du SNUipp-FSU.

Les chiffres, ce sont les données déjà collectées par le SNUipp-FSU dans 90 départements où les instances décisionnaires en matière de carte scolaire se sont déjà tenues. En ont été retirés les départements uniquement urbains, 75, 92... Au total : 1097 fermetures dans les écoles rurales pour seulement 289 ouvertures, soit un différentiel de 808 postes supprimés.

Redéploiement de moyens

Outre ces chiffres qui démontrent l’insuffisance de postes, il y a aussi ce que ce que cette préparation de rentrée raconte. Affirmer donner la priorité au primaire ne peut pas être qu’un slogan : cela doit se traduire concrètement. La baisse démographique aurait pu permettre ici ou là des allègements d’effectifs, alors que plus de 100 000 classes dépassent 25 élèves (RERS 2017), la taille des classes va encore augmenter, en dehors des CP et CE1 en éducation prioritaire.
- Comment parler de l’importance du langage en augmentant la taille des classes en maternelle ?
- Comment justifier que les effectifs allégés sont facteur de réussite sans que cela concerne tous les élèves ?
- Comment justifier l’attention aux conditions d’apprentissage quand en milieu rural on trouvera à la rentrée des cours multiples à 3 voire 4 niveaux à plus de 20 élèves ?

Ce sont toutes ces interrogations qui prédominent. Car s’arc-bouter sur une bataille de chiffres ne doit pas cacher certaines réalités. Donner plus à ceux qui ont moins est juste à condition de ne pas dégrader la situation de tous les autres. Améliorer l’école a un coût, certes économique mais dépend également du projet que l’on porte pour l’école. Au SNUipp-FSU nous voulons une école qui s’attaque aux inégalités scolaires, qui fasse sienne l’idée que tous les élèves sont capables de réussir et leur en donne les moyens.

L’école primaire française largement sous-investie doit faire l’objet d’un engagement financier massif pour une meilleure formation des enseignants, des effectifs abaissés, des enseignants spécialisés, des remplaçants, un accompagnement pour réussir l’inclusion, des dispositifs moins de 3 ans, des maîtres en plus pour travailler différemment… La priorité au primaire ne peut en effet se payer de mots.

L’amélioration du taux d’encadrement dont se targue le gouvernement, si elle est réelle du point de vue mathématique, repose en fait sur un trompe-l’œil lié en partie aux classes dédoublées. On comprend l’embarras d’un chef d’État qui avait déclaré devant la conférence des territoires en juillet dernier qu’ « il n’y aurait plus de fermetures de classes dans les écoles primaires des territoires ruraux. » Une promesse non tenue à laquelle s’ajoutent les contre-vérités du ministre qui ne font qu’attiser la colère des élus, des parents et des enseignants. En l’état, à la rentrée prochaine, les conditions d’accueil vont se dégrader dans des zones rurales où l’école de la République joue un rôle essentiel pour lutter contre les inégalités territoriales.

Le dossier de presse complet

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