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25 janvier 2018

RPI : compte-rendu du groupe de travail

Compte-rendu du groupe de travail préparatoire à la carte scolaire consacré aux RPI, suite aux multiples demandes du SNUipp-FSU 85.

Objet :
- Groupe de travail demandé depuis plusieurs années par les représentants de la FSU85 pour mettre en avant la situation particulière des RPI

Contexte :
- Aucun groupe de travail n’avait encore été proposé par la DASEN actuelle (4 ans). La dotation académique n’est pas encore connue et nous ne sommes pas dans un cadre décisionnel. Il s’agit de recueillir notre analyse sur la situation actuelle pour d’éventuelles propositions pour la rentrée 2018 (étudiée en février).
- La hausse démographique est derrière nous. Il n’en reste pas moins que le fonctionnement des RPI (décharges de direction, concertation) et la prise en compte des difficultés de répartition des élèves demeurent une problématique quotidienne. 12 RPI sont répartis sur 3 circonscriptions (Chantonnay, Luçon, Fontenay le Comte). Ils comptent de 2 à 7 classes. Dernière avancée, la possibilité d’une journée de décharge pour l’ensemble des enseignants du RPI pour travailler en équipe (sans réalité par manque de moyens de remplacement).

Cadre proposé par la Directrice d’Académie :
- L’ensemble des organisations syndicales composant le Comité Technique Spécial Départemental est invité (CFDT – FO – FSU – UNSA – Solidaires).
- Présents : seule la délégation FSU se présente avec Cinthia Grimaud (RPI La Réorthe/St Juire Champgillon) et Jean-Jacques Bobin (RPI le Langon/Petosse),
- les 3 IEN concernés, la Division des Etablissements, le Secrétaire Général des Services, l’IEN adjoint à la DASEN, Madame la DASEN.

Compte rendu :
- Madame la Directrice précise le cadre dans lequel nous nous retrouvons (cadre non décisionnel mais permettant d’actualiser la situation des RPI). Elle débute rapidement pour connaitre notre point de vue sur les structures possédant des classes isolées (problème de sécurité pour les élèves comme pour les enseignants).
- Nous lui répondons que les communes sont attachées à l’existence d’une école dans leur commune. Si nous avons connu quelques évolutions (Marsais Ste Radégonde / L’Hermenault, La Porte de l’Ile / Souil, La Jaudonnière), la grande majorité des communes a souhaité le maintien des différents sites en les rénovant. A notre connaissance, seul le RPI Doix-les Fontaines-Montreuil envisage la construction d’une école neuve.
- La question de la sécurité d’un enseignant seul reste difficile à traiter. Un protocole en cas d’absence de l’enseignant pourrait être établi en partenariat proposé avec les municipalités.
- Nous nous appuyons sur la lettre cadre de la DASEN présentée en septembre pour la gestion des moyens départementaux. Il y est rappelé 2 éléments qui nous interrogent :

  • Équité de traitement entre les écoles
  • Comptage de tous les enfants de moins de 3 ans dans les écoles à 3 classes et moins, dans les communes de moins de 2 000 habitants
    - Pour la FSU 85, 3 problèmes majeurs se posent :
  • Les décharges de direction ne sont pas attribuées de façon juste et équitable. En effet, tous les documents laissent apparaitre des structures comptant le nombre total de classes dans le RPI alors que les décharges de direction sont attribuées par site. Ainsi, aucune école ne bénéficie d’1/4 de décharge alors que les RPI à 4 classes et plus sont en nombre. Plus d’un poste est ainsi récupéré sur le dos des RPI alors que ceux-ci répondent à une complexité de gestion plus importante (répartition des élèves sur plusieurs sites).
  • Les seuils d’ouverture ne sont pas adaptés aux difficultés posées par la complexité des répartitions. L’hétérogénéité des classes d’âge, ainsi que le manque de souplesse de la gestion des effectifs devraient être pris en compte par des seuils d’ouverture plus faibles. Nous faisons la démonstration que sur ce plan, l’administration « récupère » 4 à 6 postes du fait des RPI. En effet, la rupture des RPI imposerait dans plusieurs situations l’ouverture d’une classe supplémentaire. Nous appuyons notre analyse en exposant la situation du RPI Bouillé Coudault / Oulmes qui compte de 26 à 30 élèves par classe et refuse l’arrivée d’enfants de moins de 3 ans par faute de places. Cette situation met en difficulté des enseignantes qui ont pour devoir d’accueillir tous les enfants qui se présentent. Une ouverture aurait réglé le problème.
  • La prise en compte des enfants de moins de trois ans dans les communes de moins de 2 000 habitants est un progrès. Cependant, cette règle ne s’applique pas dans la majeure partie des RPI alors que nous sommes de fait dans un contexte de ruralité. Toutes les communes concernées par un RPI comptent moins de 2 000 habitants et n’ont pas plus de 3 classes sur un site. Il y a donc pour la FSU une iniquité de traitement. L’IEN adjoint à la DASEN veut mettre de côté les quotas : « on ne peut pas réduire les enfants à des quotas » en précisant que les possibilités d’accueil sont importantes dans de nombreux RPI, que les enfants ne sont pas là et que les municipalités devraient améliorer les conditions d’accueil tout à fait particulières pour les enfants de maternelle. Nous lui précisions que c’est l’administration qui a inventé les quotas pour limiter le nombre d’ouvertures. Nous partageons cependant l’idée que les conditions matérielles et humaines (ATSEM) sont essentielles pour un bon accueil en maternelle. Cela dépend avant tout de la volonté des municipalités, l’Education Nationale devrait d’abord se préoccuper de ce qui relève de ses compétences : attribuer des enseignants aux besoins qui se font ressentir.

Nous terminons en rappelant la nécessité d’échanges dans l’équipe enseignante d’un RPI par la possibilité d’une journée de travail en équipe.

Sur la question des RPI, comme sur de nombreuses autres, la dotation du département (- 19 postes) ajoutée au choix ministériel de dédoublement des CP/CE1 en éducation prioritaire (7 postes) pèsent lourdement sur les marges de manœuvre de la Directrice d’Académie même si elle partage les iniquités de traitement que nous avons pu mettre en avant.

L’école rurale est malmenée depuis longtemps. Combien de temps cela durera-t-il encore ?

 

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