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SNUipp-FSU 85

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Vous êtes actuellement : Le paritarisme  / Le Comité Départemental de l’Education Nationale (C.D.E.N) 

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5 juillet 2017

Rythmes scolaires : les horaires des écoles vendéennes à la rentrée 2017

Les horaires des écoles ont été soumis au CDEN, le 5 juillet à la Préfecture. Près d’un tiers des communes repassent à 4 jours à la rentrée 2017. Analyse et infos du SNUipp-FSU 85.
Déclaration 1er degré de la FSU au Conseil Départemental de l’Education National de l’Education Nationale

Nous sommes au crépuscule d’une année scolaire qui aura été chronophage pour tous les personnels de l’éducation nationale. Entre les mesures de la fin d’un quinquennat qu’il était demandé de mettre en œuvre au pas de charge, et la mousson d’annonces à concrétiser dès les premières semaines de la nouvelle mandature présidentielle, l’école n’aura pas été épargnée. Dans les écoles et établissements, nous devons faire face en quelques semaines à des discours contradictoires, résultant d’argumentaires opposés et parfois non assumés : les rythmes scolaires, le redoublement, le dispositif « plus de maîtres que de classes », la réforme du collège… À cela s’ajoutent des écrans de fumée médiatiques : la rentrée en musique, un recueil de fables pour les CM2, le retour des classes bi-langue et des options…

Si l’engagement des personnels est sans cesse sollicité, la réponse qui lui est faite par le gel de la valeur du point d’indice dans la Fonction Publique est profondément injuste et négative. Ce n’est pas en portant atteinte aux conditions de rémunération des fonctionnaires que l’on renforce le bien commun et notre modèle social. C’est par ailleurs nier les missions et le rôle que les agents de la Fonction Publique jouent pour répondre aux besoins fondamentaux de la société et participer à l’activité du pays. C’est méconnaître et mépriser notre engagement quotidien à toutes et à tous en faveur de l’intérêt général.

L’organisation du temps scolaire dans le 1er degré

L’ordre du jour de ce CDEN nous invite à évoquer de nouveau l’organisation du temps scolaire. Nous ne pouvons envisager l’étude du document que vous nous remettez sans revenir sur la publication d’un nouveau décret permettant la possibilité d’un retour à la semaine de 4 jours.

Si le SNUipp-FSU a voté pour ce nouveau décret lors du dernier Conseil Supérieur de l’Education, c’est pour répondre aux situations les plus problématiques rencontrées par nos collègues et les parents. Nous rappelons ici, une nouvelle fois, que la FSU a été très critique sur la réforme des rythmes de 2013 qui, partant le plus souvent des contraintes des collectivités territoriales et oubliant parents et enseignants, n’a pas atteint son objectif d’améliorer les apprentissages des élèves. Nos collègues nous le disent : la réussite de tous les élèves est essentiellement liée à d’autres facteurs : baisse des effectifs, formation, amélioration des conditions de travail des enseignants notamment.

Il n’en est pas moins qu’une réforme des rythmes de l’enfant à l’école est nécessaire. Cela implique, contrairement au décret antérieur, que les collectivités territoriales ne se trouvent seules en charge de la logistique. Le but d’une réforme de ce type, comme de toutes les réformes, doit être d’améliorer la réussite scolaire, et non de voir si les municipalités sont capables de gérer !

Les responsabilités d’un tel échec sont multiples. Nous y revenons rapidement :
- 1. Un décret basé sur les temps périscolaires, impliquant uniquement les collectivités territoriales. Pour des raisons diverses (moyens matériels, savoir-faire, positionnement idéologique), des municipalités n’ont pas engagé une mise en place constructive de la semaine à 4 jours et demi, raccourcissant la journée scolaire et favorisant la pratique d’activités culturelles, artistiques ou sportives. Ne cherchant pas un dispositif équilibré, gratuit, les dysfonctionnements se sont vite multipliés favorisant aujourd’hui l’abandon immédiat de ces rythmes.
- 2. Le décret étant uniquement basé sur l’organisation du temps périscolaire, l’enseignement privé a exploité, de façon offensive, la récupération des familles déstabilisées par la nouvelle organisation de la semaine.
- 3. L’absence d’engagement de l’Education Nationale sur la formation des enseignants aux nouveaux rythmes (adaptation des temps d’apprentissage), sur la présence des enseignants dans les comités de pilotage mais également dans la concertation avec les intervenants pour faire du lien entre les temps scolaires et les temps périscolaires, sur la validation de tous les Projets Educatifs de Territoire pour ne froisser personne, sur l’évaluation des dispositifs.

Ainsi, nous nous trouvons aujourd’hui dans la plus grande des confusions avec des communes quittant dans la précipitation la semaine de 4 jours ½ sans mesurer les implications salariales pour des personnels souvent peu rémunérés, sans prendre en considération l’organisation des familles. Avec des communes qui maintiennent encore un an la semaine de 4 jours ½ avec pour objectif d’en sortir dès l’an prochain. D’autres enfin, maintenant leur organisation à la condition du maintien des financements.

Si la mise en place du décret en 2013 montrait les aberrations d’une vraie réforme des rythmes scolaires. La sortie du dispositif montre également l’absence de volonté de faire de l’Ecole et de ses partenaires (communes, associations d’éducation populaire, monde associatif) des acteurs de la réussite et de l’épanouissement des élèves dans un cadre national.

Les réformes se suivent au rythme des changements de gouvernement, en l’absence d’évaluations. C’est un gâchis d’énergie, c’est un échec pour toutes celles et ceux qui veulent faire évoluer le fonctionnement de nos écoles et veulent la réussite des élèves.

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Modification des horaires des écoles à 4,5 jours

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Modification des horaires des écoles à 4,5 jours (additif)

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Horaires des écoles repassant à 4 jours

A lire :
- Quid à la rentrée 2017 ?


Le point de vue du SNUipp-FSU sur le "décret Blanquer"

Lors du Conseil Supérieur de l’Éducation du 8 juin, le SNUipp-FSU a voté pour la mise en place d’un nouveau décret offrant la possibilité d’une semaine de 4 jours partout où les dysfonctionnements rendent insatisfaisants l’actuel système. Il rappelle surtout que la réussite de tous les élèves est essentiellement liée à d’autres facteurs : baisse des effectifs, formation, amélioration des conditions de travail des enseignants notamment. Il s’opposera à toutes mesures de régression pour l’école.

Le SNUipp-FSU a été très critique sur la réforme des rythmes de 2013 qui, partant le plus souvent des contraintes des collectivités territoriales et oubliant parents et enseignants, n’a pas atteint son objectif d’améliorer les apprentissages des élèves.

Une réelle prise en compte des rythmes de l’enfant, la nécessité d’un service public d’activités péri-éducatives de qualité et équitable sur tout le territoire sont pourtant des sujets importants pour la réussite de tous nos élèves. C’est pourquoi le SNUipp-FSU a constamment porté la nécessité d’une remise à plat du décret « Peillon » parce qu’il imposait de manière uniforme la semaine de 4,5 jours à toutes les écoles et parce qu’il donnait trop de poids aux collectivités locales.

Le nouveau décret permet, « sous conditions », des évolutions souhaitées par les enseignants. Il ouvre la porte aux 4 jours sans pour autant refermer celle des 4,5 jours qui doivent perdurer partout où les conseils d’école le demandent.

Le SNUipp-FSU n’est pas dupe d’un décret pressé par le calendrier électoral. Il se préoccupe de cette précipitation qui impose aux écoles, aux familles et aux collectivités locales des modifications importantes de la semaine scolaire à trois mois de la rentrée scolaire. Ce décret orchestre également un désengagement de l’État dans le domaine du périscolaire sans se préoccuper de la situation de l’emploi de milliers de personnels territoriaux.

La consultation nationale sur la réforme des rythmes menée par le SNUipp a recueilli en quelques jours près de 30 000 réponses. Dans un contexte de conditions de travail difficiles, les enseignants des écoles rappellent leurs exigences. S’ils veulent majoritairement avoir la possibilité de pouvoir travailler sur 4 jours, ils savent aussi que l’essentiel est ailleurs. Ils demandent en tout premier lieu une baisse des effectifs par classe, particulièrement élevés dans notre pays. Ils demandent la reconnaissance de tous leurs temps de travail et revendiquent la possibilité de pouvoir travailler en équipe. Ils réclament enfin d’être formés et d’être aidés pour réussir l’inclusion de tous leurs élèves.

Le SNUipp-FSU a voté pour ce projet de décret. Un vote qui prend acte de la volonté majoritaire de la profession de pouvoir bénéficier d’organisations de la semaine sur 4 jours ou 4 jours et demi, mais qui ne constitue nullement un blanc-seing à la politique éducative du gouvernement.

Chaque fois que cela sera nécessaire le SNUipp-FSU s’opposera à des mesures de régression pour l’école. C’est la raison pour laquelle il continue de s’opposer à la suppression des « Plus de maîtres que de classes » par le ministère sans aucune concertation et sans aucune évaluation du dispositif. Il demande au contraire la généralisation d’un dispositif dont les premiers retours sur le terrain montrent la pertinence dans la lutte contre les inégalités.

Résultats du vote des organisations syndicales du premier degré sur le projet de décret "rythmes" :
- POUR : 21 (SNUipp-FSU, SNE)
- CONTRE : 35 (SE-UNSA, SUD, SNUDI-FO)
- ABSTENTION : 1
- REFUS DE VOTE : 15 (SGEN-CFDT, CGT)

* CDEN : Conseil Départemental de l’Éducation Nationale :

Il se réunit sur convocation et ordre du jour conjoints des deux présidents ou sur convocation d’un des présidents sur un ordre du jour relevant de sa compétence. Les présidents le convoquent sur demande des deux tiers des membres et un ordre du jour déterminé. Toute question proposée par la majorité des membres est inscrite à l’ordre du jour. Il se réunit au moins deux fois par an. Le conseil adopte son règlement intérieur.

Compétences Il peut être consulté, donner des avis ou formuler des vœux dans tous les domaines concernant l’organisation et le fonctionnement du service public d’enseignement dans le département ou l’académie. Il est obligatoirement consulté sur :
- la répartition entre les communes intéressées, à défaut d’accord entre celles-ci, des charges des écoles maternelles, des classes enfantines et des écoles élémentaires publiques ;
- la répartition des emplois dans les écoles publiques (carte scolaire) ;
- le règlement type départemental des écoles maternelles et élémentaires ;
- la structure pédagogique, les modalités d’attribution des moyens en emplois et financiers, les investissements et subventions prévus pour les collèges ;
- le montant de l’indemnité de logement allouée dans chaque commune aux instituteurs ;
- l’organisation et le fonctionnement des transports scolaires...

Membres de droit : les présidents : le préfet et le président du Conseil général. Les vice-présidents : I’inspecteur d’académie qui peut suppléer le préfet et un conseiller général pour le président du Conseil général.

30 autres membres titulaires :
- 10 membres représentant les communes, le département et la Région : quatre maires, cinq conseillers généraux, un conseiller régional.
- 10 membres représentant les personnels titulaires de l’Etat exerçant leurs fonctions dans les services administratifs et les établissements d’enseignement et de formation des premier et second degrés situés dans le département (4 FSU + 2 UNSA + 1 Sud + 1 SGEN + 2 FO).
- 10 membres représentant les usagers : 7 parents d’élèves, 1 association complémentaire de l’enseignement public, 2 personnalités qualifiées (dont DDEN).

Membres consultatifs :
- Un délégué départemental de l’Education nationale (DDEN) et toute personne invitée par l’un des présidents ou vice-présidents.

 

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