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26 septembre 2016

Les paradoxes de l’APC. Réapproprions-nous notre temps de travail !

Réapproprions-nous collectivement notre temps de travail, cela passe par la libre organisation des 108h et la suppression des APC. A partir de 35 000 engagements, le SNUipp-FSU s’adressera à la ministre et nous mettrons en œuvre la consigne syndicale.
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Sommaire :
- Les APC : de mauvaises réponses à de vrais questions
- S’engager dans l’action collective : comment ? pourquoi ? quels risques ?

Plus d’infos en téléchargeant le 4 pages "APC". Engagez-vous dans la campagne nationale : CLIQUER ICI ; à 35 000 engagement, le SNUipp-FSU généralisera la consigne et interpellera le ministère.

En Vendée, le SNUipp-FSU organisera plusieurs réunions d’information syndicale : participez !


Les APC : de mauvaises réponses à de vrais questions

1.Si l’APC est bénéfique pour les élèves, comment accepter qu’elle soit facultative ?

Ainsi, deux des trois axes qui définissent l’APC (aide au travail personnel et activité en lien avec le projet d’école) couvrent l’ensemble des missions d’enseignement exigées sur le temps scolaire.

2.Si l’APC peut aider les élèves en difficultés, comment accepter que certains en soient privés ?

Les élèves des directeurs et des maîtres formateurs qui en sont dispensés ou les élèves dont les parents s’y opposent ne sont généralement pas pris en charge. Dans une logique de travail en équipe, on aurait pu imaginer un système différent, « avec plus de maîtres que de classes » par exemple, qui permettrait de prendre en compte les obstacles et les difficultés sur le temps de classe.

3. Si les élèves ont besoin de journées d’enseignement moins longues, comment accepter que certains élèves, souvent les plus en difficultés, aient des journées rallongées ?

La réforme des rythmes a ajouté de la confusion : Activité Pédagogique Complémentaire, temps d’activité périscolaire et au final la journée d’un élève n’est pas plus courte qu’avant. L’APC avec ses 36 heures annuelles ne serait-elle pas simplement un temps que le Ministère n’a pas voulu reconnaître aux enseignants du premier degré qui réclament pourtant un alignement horaire avec leurs collègues du second degré ou encore européens.

4.Si on veut donner la priorité aux progrès de chaque élève, comment accepter qu’on relègue l’aide hors de la classe, à la limite des temps scolaires et péri-scolaires ?

Les quelques études qui ont analysé l’aide personnalisée sont très critiques. La constitution de groupes d’élèves présentant une même difficulté n’est pas propice à sa correction. L’Inspection Générale l’a elle-même souligné en pointant le danger d’externaliser l’aide, ce qui revient à écarter ces élèves des enjeux d’apprentissage de la classe. C’est dans l’hétérogénéité de la classe avec des pédagogies adaptées et différenciées que les difficultés sont le mieux dépassées.

5.Si on veut apporter une aide adaptée aux élèves ayant des difficultés importantes, comment accepter le manque d’enseignants au sein des RASED en les mettant dans l’incapacité de répondre à toutes les demandes des collègues ?

L’aide pédagogique ne s’improvise pas et si les enseignants sont capables, pour surmonter des difficultés passagères de leurs élèves, de mettre en œuvre de la différenciation au sein de leur classe, ils ne sont pas formés et peu préparés pour agir sur des difficultés plus lourdes. Les Réseaux d’Aide avaient été mis en place pour analyser et tenter de remédier à ces difficultés d’apprentissage.

6. Si l’on veut répondre à la légitime inquiétude des parents devant les difficultés de leur enfant, comment se contenter d’une aide si dérisoire et si mal organisée ?

En effet personne ne peut prétendre qu’avec ces « malheureuses » 36 heures annuelles, l’institution va résoudre le grand défi de l’échec scolaire. Les solutions sont à chercher ailleurs et ces APC ne sont qu’un artifice dérisoire et inefficace. Les solutions existent : Réseaux d’Aide Spécialisée, classes moins chargées, temps d’enseignement diminué pour des enseignants alors plus disponibles pour le travail en équipe, la relation aux parents, la formation.

En résumé :
- Inadaptées et inefficaces pour les élèves en difficulté.
- Une surcharge sans véritable intérêt pédagogique et une injonction contraignante pour les enseignants.
- Un dispositif malingre et un leurre pour les parents.
- Une économie budgétaire inavouée pour ne pas former plus d’enseignants spécialisés.

Du temps, des moyens et de la confiance : plus que jamais d’actualité !
Début 2016, ce sont plus de 37 000 collègues qui ont signé la pétition en ligne que le SNUipp-FSU proposait : plus de temps avec, pour commencer, la fin des activités pédagogiques complémentaires (APC), l’exigence d’une réelle formation continue, une diminution du nombre d’élèves par classe et des moyens spécifiques pour la prise en charge du handicap et l’aide aux élèves en difficulté.
Notre métier est en pleine mutation. L’école primaire n’est toujours pas au niveau de ses voisines européennes en matière d’investissement et elle continue à reproduire les inégalités. Le temps d’enseignement y est l’un des plus importants d’Europe. Conquérir du temps, c’est indispensable pour que soient possibles toutes les actions permettant la réussite de tous les élèves... Pour mieux travailler dans sa classe et en équipe, exigeons des moyens, du temps et de la formation. Parce que nos élèves et notre métier le valent bien.
Dès maintenant, agissons ensemble pour obtenir l’ouverture de discussions au ministère sur une redéfinition de notre temps de travail. Inscrivez-vous dans la campagne d’engagements à ne plus mettre en place les APC et à nous réapproprier notre temps de travail.
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S’engager dans l’action collective : comment ? pourquoi ? quels risques ?

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Lire le 4 pages du SNUipp-FSU sur les APC

Y a-t-il un « risque » si je m’engage en ligne à ne pas faire les APC ?

Il n’y a aucun risque. L’engagement à ne pas mettre en place les APC ne deviendra effectif que lorsque le SNUipp-FSU se sera adressé à la ministre et donnera officiellement la consigne syndicale. Chaque engagement participe de la construction et de la réussite de l’action collective pour obtenir l’ouverture de discussions avec le ministère.

A partir de quand ne met-on pas en place les APC ?

Actuellement, le SNUipp-FSU recueille les engagements des enseignant-es à ne plus mettre en place les APC. Dès que 35 000 collègues se seront engagé-es, le syndicat demandera à la Ministre d’ouvrir des discussions sur le temps de travail. Si celles-ci échouent ou si la ministre refuse d’ouvrir des discussions, nous lancerons la consigne syndicale de ne plus mettre en place les APC. C’est à partir de ce moment que les enseignant-es qui s’y seront engagés, et d’autres, ne mettront plus en place les APC.
Par ailleurs, il n’y a aucune obligation à débuter les APC dès la rentrée, ces 36 heures sont annuelles.

Et lorsque la consigne sera lancée, quels seront les « risques » ?

Certain-es inspecteurs-trices et Dasen pourraient exercer des « pressions » auprès des enseignant-es engagé-es dans la consigne syndicale du SNUipp-FSU. Mais la démarche engageant au moins 35 000 collègues à suspendre les APC permet de créer un rapport de force plus élevé qu’un simple face-à-face entre un-e enseignant-e et son IEN.

Ne pas mettre en place les APC, est-ce un « service non fait » ?

En principe, ne pas remplir la totalité de ses obligations de services peut être considéré comme un « service non fait ». Et un « service non fait », comme une journée de grève par exemple, entraine un retrait de salaire. En réalité, le temps des APC est un temps annualisé, il ne pourrait y avoir de sanctions financières avant même que ce temps ne soit écoulé. C’est pourquoi le rapport de force que nous voulons construire doit être le plus large et le plus collectif possible (voir la question précédente).

Je suis seul-e dans mon école à vouloir m’engager à ne plus mettre en place les APC, est-ce possible ?

L’idéal est d’être le plus nombreux possible mais cela n’empêche pas une partie des enseignant-es de l’école de s’engager dans la consigne syndicale tandis qu’une autre partie continue de mettre en place les APC. Pour autant, la préoccupation du temps de travail est une préoccupation constante pour toutes les équipes. Bien évidemment, les enseignant-es mettant en place les APC en début d’année pourront ensuite rejoindre en cours d’année la consigne syndicale.

Concrètement si on ne met plus en place les APC, que fera-t-on de ce temps dégagé ?

Cette heure hebdomadaire dégagée permet de travailler autrement, notamment pour se concerter et échanger entre enseignant-es tout en dégageant du temps pour rencontrer les parents. Actuellement, les enseignant-es consacrent en moyenne 2h30 par semaine à ces activités, soit quasiment le double du temps prévu dans les 108 heures. A cette rentrée, nouveaux programmes, nouveaux cycles, nouveaux parcours, nécessitent du temps de concertation, d’appropriation, de conception collective que l’institution ne fournit pas.

Le SNUipp-FSU mettra à disposition des enseignant-es des outils permettant de montrer que ce temps dégagé est utilisé au service de l’école et des élèves. Cela favorisera également la compréhension des familles.

 

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