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21 janvier 2005

Déclaration des Elus au Groupe de Travail du 21 janvier.

Groupe de Travail
Redécoupage des circonscriptions
vendredi 21 janvier 2005


Déclaration des élus du SNUipp/FSU 85


Le redécoupage des circonscriptions qui nous est proposé pour la rentrée 2005 n’est pas seulement une nouvelle étape dans une évolution purement administrative du maillage départemental de notre système éducatif du 1er degré.
Il s’agit cette fois-ci d’une étape plus fondamentale car elle s’inscrit dans une logique d’adaptabilité de l’institution au nouveau schéma territorial lié à la décentralisation.
Ce redécoupage est bel et bien un outil au service d’un projet politique dont la mesure phare est la future Loi d’orientation.
La profession était en grève hier pour dire son rejet de cette Loi qui tourne le dos aux attentes de la profession et s’inscrit dans un cadre de restrictions budgétaires dans tous les domaines sur fond de L.O.L.F. : réduction de la dotation académique dans le 1er degré (112 postes), suppression de 132 postes dans les collèges (dont - 16 en Vendée) et de 69 postes dans les lycées, suppression de postes administratifs dans l’académie (- 26).
C’est dans ce contexte, qu’il nous faut apprécier le projet de redécoupage des circonscriptions.


I. Les enjeux :


Toute redéfinition géographique des circonscriptions doit permettre à notre système éducatif de mieux répondre à deux défis :
- « renforcer l’offre de Service Public d’Education auprès des familles »
- « apporter un nombre plus grand de réponses de qualité et de proximité »

Tout projet de redécoupage doit donc privilégier une approche qualitative de ces enjeux pour apporter à un nombre toujours plus grand d’enfants et parmi ceux-ci des enfants en difficulté une réponse plurielle.
Or, ce que vous nous proposez c’est une réduction de cette réponse plurielle ...
- en diminuant le nombre de circonscriptions,
- en réduisant le nombre global de postes Rased (3 RA ; 1 Rééduc.) et en procédant à la fermeture de 17 postes Rased pour seulement 15 ouvertures.

Dans cette logique, les Rased qui jouent un rôle indispensable dans le dispositif plus global de l’AIS, deviennent encore une fois un vivier de postes dans une logique comptable des moyens.

Dans ces conditions, le département devra faire face à un nombre croissant de besoins avec moins de moyens ! Cela aura pour conséquence de renvoyer davantage encore vers les enseignants dans leur classe la responsabilité de devoir gérer seuls les situations d’enfants en difficulté sociale et scolaire.


II. Les besoins :


Notre département occupe actuellement :
le 12ème rang pour les pourcentages d’emplois de maîtres formateurs adjoints aux IEN ;
le 27ème rang pour les emplois de Rased.
Le 24ème rang pour les emplois de remplacements.

L’une des premières conséquences de ce redécoupage sera d’avoir des circonscriptions plus étendues regroupant dans la plupart des cas un nombre plus important d’élèves et augmentant les distances d’intervention pour les équipes de circonscription et les personnels de Rased ;
La seconde conséquence sera le morcellement de nombreux secteurs géographiques actuels sur plusieurs circonscriptions.

A l’inverse, ce dont notre département a besoin c’est de renforcer les moyens consacrés au remplacement, aux équipes de formateurs en circonscription, à l’aide spécialisée en augmentant d’une part les départs en stages et d’autre part le nombre de postes spécialisés dans des Réseaux complets et plus nombreux. Or, vous proposez de fonctionner l’an prochain à moyens constants, voire à moyens réduits !


III. Examen particulier de la situation des RASED :


- Augmentation des besoins
Le département bénéficie d’une hausse démographique accentuée par un flux migratoire important. Ce flux migratoire a pour effet d’accélérer le phénomène de mixité sociale mais a comme autre conséquence d’augmenter sensiblement le nombre de familles en difficulté sociale et par voie de conséquence le nombre d’enfants en difficulté scolaire.
Cette donnée doit être mieux prise en compte dans les critères que vous avez retenus pour évaluer les besoins et la répartition des moyens.

- Dominante rurale
La forte dominante rurale de notre département met en valeur un certain nombre de difficultés à apporter une réponse toujours pertinente et efficiente. L’existence de deux îles multiplie les distances d’intervention et les contraintes, notamment pour l’île d’Yeu où la prise en charge des difficultés s’est détériorée.

- Manque de moyens
La rentrée scolaire 2005 se prépare dans un contexte avéré d’augmentation continue des effectifs attendus dans l’enseignement public. Ce premier constat fait apparaître que dans tous les cas, les moyens actuels (postes et personnels qualifiés) ne permettent pas de satisfaire toutes les demandes et de répondre à tous les besoins d’aides et d’intervention.

La dotation de 44 postes au département doit permettre d’améliorer cette situation en abondant en postes AIS les Rased pour mieux prendre en compte les réalités de notre département :
> augmentation continue du nombre de signalements auprès des équipes de Réseaux,

> étendue des secteurs d’intervention en milieu rural occasionnant souvent des déplacements importants,
en atteste la moyenne départementale, toutes options confondues = 45 000 km / année alors que les dotations kilométriques sont notoirement insuffisantes

> certains Réseaux ne sont pas complets et ne disposent pas des trois composantes indispensables et complémentaires (psy. + Rééduc. + RA) pour assurer des réponses adaptées à tous les cas.

> Le nombre important de postes vacants dans l’AIS qui passera de 37 postes à 43 / 45 à la rentrée 2005 (dont 14 postes dans les Rased, soit 18%).

> Le nombre important de postes non pourvus :
sur les 21 postes de Rééducateurs ? 5 postes (soit 24 %) sont non pourvus ;
sur les 35 postes de RA (y compris les deux CLAD) ? 5,5 postes (soit 16 %) sont non pourvus 
au niveau du département, toutes spécialisations confondues,
sur les 77,5 postes ? 10,5 postes (soit 13,50 %) sont non pourvus.

Que dire alors des futurs Réseaux qui cumuleront ces facteurs : couverture géographique élargie, postes vacants et suppressions de postes ?

La mise en place d’un accompagnement dans l’aide à la prévention de l’illettrisme ne peut pas faire oublier cette réalité car elle n’a pas vocation à se substituer à l’aide classique mise en œuvre pas des personnels spécialisés au sein des Réseaux.


IV. Cohérence et lisibilité :


- La nouvelle définition géographique des futures circonscriptions découle d’abord d’une diminution du nombre de circonscriptions qui passent de 12 à 10.

Cette mesure a pour effet d’augmenter dans un certain nombre de cas la population scolaire dans les nouvelles définitions géographiques et ce parfois même lorsque le nombre de classes et d‘écoles diminuent (c’est le cas par exemple à Challans). Ce paradoxe est une conséquence directe de l’accroissement de la population dans un certain nombre de secteurs du département, en particulier sur la zone côtière. L’attribution de moyens doit prendre en compte cette dimension.

- La logique de Réseaux d’Aides repose d’abord et avant tout sur un triptyque de compétences regroupant les trois composantes de spécialités : 1 psychologue scolaire, 1 rééducateur, 1 maître E appelé Regroupement d’adaptation. Cette logique de Réseau par antenne est remise en cause au profit une logique de réseau de circonscription.

Cette nouvelle définition a pour conséquence une dilution des moyens restants après les mesures de carte scolaire dans une conception de mise à disposition des personnels des équipes de Réseaux auprès des IEN quel qu’en soit leur nombre sous couvert d’une complémentarité des compétences.

Cette logique n’est pas la nôtre car elle ne permet plus de garantir le concept de réseau complet au plus près des besoins. Elle nie les spécificités de chacun et la complémentarité des différents intervenants.

Quel que soit le projet définitif, le redécoupage doit afficher une vraie cohérence et une grande lisibilité auprès des personnels et des usagers que sont les familles.

- où est la prétendue cohérence et quelle est la prétendue lisibilité lorsque vous proposez dans une circonscription qui est pourtant placée en tête des besoins selon vos propres critères (ex. : Fontenay-Le-Comte) tout à la fois d’étendre les limites géographiques, d’augmenter la population scolaire et de réduire les moyens en aide spécialisées et en remplacements ( - 1 psy. et - 1 ZIL) ?

- où est la lisibilité d’un tel projet lorsque vous remettez en cause la continuité de schémas d’organisation en réseau d’équipes pédagogiques et éducatives qui fonctionnaient bien (ex. : Aizenay) ou que vous éloignez davantage encore certaines écoles de leur futur nouveau collège de recrutement comme ce sera le cas sur Chantonnay ?

- où est la lisibilité d’un tel projet lorsque vous décidez d’augmenter la charge de travail de certains collègues, notamment les psy., et ce malgré la création de 2 postes qui ne sont là que pour anticiper très partiellement la disparition programmée des secrétariats de CCPE ?

 

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