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31 mars 2015

Education Prioritaire : audience Réseau Réussite Rurale du 30 mars.

Audience RRR du 30 mars 2015

A la demande du SNUipp-FSU85, la Directrice Académique a accordé une audience aux écoles du réseau réussite rurale de Champagné les Marais.
Pour rappel, ils perdent leur appellation Education Prioritaire parce que le collège perd son étiquetage EP (différence avec le RRS de La Roche-sur-Yon, qui n’a pas de collège EP puisque le choix de la mixité a été fait il y a une dizaine d’année, en répartissant les enfants des écoles ZEP sur l’ensemble des collèges de La Roche).
Toutes les écoles du RRR étaient représentées : L’Aiguillon-sur-mer, La Faute-sur-mer, La Tranche-sur-mer, St Michel-en-l’Herm, Champagné-les-Marais, Puyravault et Triaize.
Johann Joly et Michio Kurata représentaient le SNUipp-FSU85.
La Directrice Académique, Mme Bazzo, et l’IEN Adjoint, M Robichon représentaient l’administration.
L’objet de l’audience, suite à la sortie du collège de l’EP, donc des écoles (sans étude ni globale, ni individuelle), est de savoir, si la sortie des écoles est confirmée, et quelles sont les garanties accordées pour assurer le maintien des conditions d’apprentissage.
La DASEN a rappelé qu’il s’agissait d’un cadre national.
Le collège de St Michel-en-l’Herm n’a pas été retenu selon les critères nationaux retenus.
Sur les écoles, comme sur le collège, la carte scolaire, ne s’en tient pas uniquement à du quantitatif, mais predn en compte le qualitatif, donc les spécififités locales.
La DASEN affirme malgré tout que le regard ne sera pas le même pour les écoles de la côté qui n’ont pas la même typologie sociale et de revenus que le milieu rural isolé.
Les collègues des écoles de la côte précisent que si le revenu moyen sur leurs communes est plus élevé, cela ne signifie pas qu’il n’y a que des personnes de milieux favorisés. De plus en plus de familles en état de précarité professionnelle passent par ces écoles, de nombreux saisonniers sont présents entre avril et septembre, avec jusqu’à une trentaine d’inscriptions / radiations dans l’année !
D’autres collègues relèvent que si les indicateurs sociaux n’ont pas changé sur les écoles, les indicateurs de résultats scolaires non plus.
Le fait de quitter l’EP n’est pas lié à une amélioration, peut-être seulement à une dégradation pire encore ailleurs !
La DASEN précisant que d’autres secteurs n’étaient déjà pas en EP auparavant, ce qui ne signifie pas que cela se passe bien. Qu’ainsi, la mise en œuvre de la carte scolaire passe par la qualitatif, avec un regard particulier sur les territoires qui sont le plus en difficulté scolaire
Le critère pour distinguer ces écoles étant les indicateurs de pilotage de la circonscription.
A la question identique à celle du RRS sur l’absence d’étude des situations spécifiques des écoles, la DASEN a répondu une nouvelle fois qu’il s’agissait d’un cadre national.
Et que le cas des écoles à Nantes passées en EP sans collège en REP était lié à leurs situations dans des quartiers relevant de l’ANRU2 (explication qu’elle n’était pas en mesure de donner lors de l’audience avec les écoles du RRS de La Roche-sur-Yon).
Concernant les garanties matérialisées dans une Convention Académique de Piorité Educative, la DASEN a refusé de s’engager sur le comptage des enfants de moins de 3 ans.
Elle estime que dans les communes rurales, et dans les petites structures, il faut être attentifs à l’accueil des tout petits, en ne faisant pas peser sur l’Education Nationale seule le poids de la scolarisation des moins de 3 ans, qui peut s’avérer « sportif » et « fatigant »…
Elle encourage un partenariat avec les communes pour étudier les modalités de complémentarité avec les autres modes de garde… Pourtant, dans les écoles de moins de 3 classes, dans les commiunes de moins de 1000 habitants (comme Puyravault), tous les enfants de moins de trois ans sont comptabilisés – mais seulement 2 sur 5 à Triaize, ce que les Mairies ne comprennent pas !
La DASEN ne peut donc pas garantir ce comptage, qui apporterait une nouvelle donnée, alors que les CAPE ne peuvent que garantir l’existant, mais « on peut proposer de garder des seuils comme dans les autres écoles en EP ».
Mais cette proposition ne s’appliquerait pas aux écoles de la côte. (les écoles du RRR ont perdu les seuils favorables il y a une quinzaine d’année…)
Le calendrier n’est pas encore défini, mais, après discussions, la mise en oeuvre doit se faire pour la rentrée prochaine malgré tout.
La DASEN ignorait que les collègues du RRS bénéficiaient de la prime ZEP. A ce titre, il devraient bénéficier de la clause de sauvegarde.
Comme pour le RRS de La Roche/Yon, un collègue qui arrive dans l’école n’en bénéficiera pas, contrairement aux autres enseignants présents.
Absurdité également : un collègue d’une école qui deviendrait directeur de son école suite au départ de directeur perdrait le bénéfice de la clause de sauvegarde (donc la prime ZEP).
A la question de non prise en compte des indicateurs des PCS, la DASEN attribue cela au refus de la mise en place de cette information dans base élève (rappel : c’est la CNIL qui a supprimé ces données !). Et elle considère que les données complétées par les directeurs ne seraient pas fiables, comme c’est le cas pour les données du Contrat d’Objectif Scolaire du RRS.
Pourtant, si les données étaient prélevées de base-élèves, cette base est remplie par les mêmes directeurs…
La DASEN refuse également la mise en place d’un groupe de travail départemental pour assurer un suivi de ces données –PCS, retard scolaire, résultats scolaire, …- , une forme de pilotage de l’Education Prioritaire et des écoles qui en sortent cette année par les indicateurs sur un format de type COS, pendant les 3 années qui viennent, afin de collecter les données pour une étude possible des situations dans 3 ou 4 ans et un retour dans l’Education Prioritaire, même en l’absence de collège.
Elle considère que cela reviendrait à mettre en place un fichier identique à celui interdit par la CNIL (la DASEN refuse donc ces données, qui existent pour le RRS, ou pour d’autres écoles, non pas sous forme nominative, mais sous forme globalisée, d’autant plus qu’elles ne sont pas fiables… puisque collationnées par les directeurs).
A se demander comment ont été collectées les données utilisées (et quelles données ?) pour "trier" les écoles qui, elles, rentrent dans l’EP ?
Si l’obtention de Convention peut apparaître comme une avancée, elle signe, là encore, la sortie de l’Education Prioritaire, symbole de la reconnaissance du travail effectué dans nos écoles.
Par ailleurs, dans l’état actuel, ces conventions ne concerneraient même pas toutes les écoles, refusant la prise en compte des spécificités réelles des écoles de la côte, s’en tenant à un seul indicateur du revenu par habitant de ces communes, prises globalement...

 

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