www.snuipp.fr

SNUipp-FSU 85

Thèmes abordés


Vous êtes actuellement : Le métier  / Éducation prioritaire 

fontsizeup fontsizedown impression s'abonner  à la rubrique {}
5 décembre 2014

Education Prioritaire : compte-rendu de l’audience avec la Directrice Académique

Représentaient l’administration : Mme Bazzo, Directrice Académique ; M Robichon, IEN Adjoint

Représentants des parents et des enseignants : Mme Combaud (FCPE), M Monnery (Directeur d’école dans le RRS), M Fouquet (Sud Education), M Kurata (SNUipp-FSU, enseignant école des Pyramides).


M Kurata fait une présentation générale (voir l’ensemble des articles sur le site depuis le 14 novembre), et expose les revendications de la délégation : prise en compte des écoles pour l’établissement de la carte de l’Education Prioritaire, et critique d’un manque de moyens alloués. En effet, le Ministre impose une enveloppe pour l’Académie (12 REP+ et 19 REP), au Recteur ensuite de faire rentrer les écoles et collèges dans cette enveloppe...

Madame la DASEN évoque un cadrage national sur lequel elle n’a pas prise.
Elle rappelle que l’appellation de réseau implique la présence d’un collège.
Elle affirme enfin que les réalités du terrain sont prises en compte : il y a deux contrats de ville (Fontenay-le-Comte et La Roche-sur-Yon) et que l’Education Nationale participe et est engagée pleinement dans ces contrats de ville.

La délégation rappelle qu’il y a une incohérence entre les quartiers prioritaires de la Ville et les zones d’Educations Prioritaires Education Nationale.
Et que les zones rurales n’est sont pas concernées.

La DASEN précise qu’il ne peut y avoir identité stricte entre les deux.
La délégation rappelle que la Ministre a pourtant rappelé la nécessaire convergence entre les deux politiques.

La DASEN redit que les priorités académiques et départementales prévoient un regard particulier sur les écoles qui en ont besoin.
Elle répète ne pas avoir la possibilité d’imposer au Ministère une "carte bis" de l’Education Prioritaire, mais qu’elle peut apporter un regard spécifique.
La délégation rappelle que l’enveloppe de départ est restreinte, et ne s’accorde aucune attention sur les écoles, uniquement les collèges.
Mme Bazzo indique qu’il faut un collège pour former le réseau, et qu’elle n’a pas la capacité à décider de passer outre.
Par contre, elle peut avoir un regard spécifique pour ces écoles "orpheline" pour la répartition des moyens.
La délégation rappelle qu’actuellement, il y a un cadre national contractualisé, qui disparaît.
Et surtout qu’à Paris, des écoles ont obtenu l’appellation REP ! Alors pourquoi pas en Vendée ???
La DASEN affirme que le cadre ne disparaît pas, comme c’est la cas cette année pour l’école Jean Moulin qui n’est plus dans le plan ville mais a conservé ses moyens.
Elle ne sait pas non plus les éléments qui ont permis à Paris d’avoir des écoles REP sans collège.
Elle demande pourquoi cela devrait s’arrêter et empêcher le travail dans la sérénité à l’avenir.
La délégation affirme que l’inquiétude vient, comme déjà dit de l’abandon d’un cadre, mais aussi de la carte redéfinie avec des moyens identiques.
Donner des moyens supplémentaires aux écoles présentant des besoins particuliers à moyens constants se ferait nécessairement au détriment d’autres écoles !
Non convaincue par la "garantie" proposée ou le cadre permettant la mise à disposition des moyens spécifique, la délégation demande ce qu’il en est des Conventions Académique de Priorité Educative, évoquées par la Ministre à l’Assemblée Nationale mercredi en réponse à Mme Bulteau, puis encore lors du rendez-vous au Ministère.
Madame la Directrice n’est pas en mesure de nous donner le moindre élément sur ce point, puisque "c’est du ressort du Recteur"...

La délégation demande comment il est possible d’être confiant et serein, quand on nous parle de deux cadres différents pour garantir la situation de nos écoles, un contrat ville et une convention que la DASEN ne connaît pas ?
Elle ajoute que lorsqu’on regarde les effets à moyen terme de certains aménagements de territoires via la politique de la ville et qui avaient pour objectif (non atteint) de sortir les établissements de l’Education Prioritaire, ... on comprend que les moyens Prioritaire doivent absolument être maintenus.
Elle poursuit en s’inquiétant de la notion de regard bienveillant : pour la rentrée prochaine, mais ensuite ? Les Directeurs Académiques changent, rien ne garantit que ce serait le cas avec un prochain DASEN !
La délégation termine en alertant sur la stabilité des équipes à cause de ces incertitudes.

Madame la DASEN demande pourquoi, du fait d’un budget contraint, elle casserait du jour au lendemain ce qui a été construit sur de nombreuses années, notamment grâce au travail acharné des équipes et de l’IEN en charge du dossier (avec par exemple la mise en place du Contrat d’Objectifs Scolaires).
La délégation fait remarquer que ce travail, qui a été celui de M Morin et de l’ensemble des équipes, que le dernier COS n’a toujours pas été validé, ajoutant aux incertitudes déjà évoquées, tout comme la tenue d’un Comité Technique Ministériel le 17 décembre (obtenu par les organisations syndicales), ou encore la façon dont le "dialogue social" a été mené.

Les parents ont aussi la peur d’être abandonnés, avec le risque de départ vers le privé massif en cas de perte des moyens spécifiques.

Mme Bazzo comprend le caractère anxiogène de ne plus avoir l’étiquetage, mais pondère en rappelant que le projet académique court jusqu’en 2017.
La délégation demande alors pour au-delà de 2017 ?
Puis si le département aura des moyens alloués supplémentaires pour assurer "ce regard bienveillant" : si beaucoup d’écoles sortent avec ce regard spécifique, et que des écoles qui rentrent dans l’Education Prioritaire viennent s’y ajouter, il faudra des moyens supplémentaires pour la carte scolaire.
"Si le Recteur me donne les moyens".
"A part nous faire confiance, on ne peut rien vous donner de plus".

Fin d’audience à 19h30.


Précision concernant les Conventions Académiques de Priorité Educative : ils n’existent pas encore.
Il est donc impossible d’avoir le moindre élément les concernant !
Les promesses sont pour le moment sans contenu !
Et posent de nombreuses questions, auxquelles personne ne peut répondre (ce qui explique aussi la posture sur ce point de la DASEN) :
- quel cadre règlementaire ?
- la prime ZEP serait garantie pour ceux en place, mais pour les arrivants ?
- y aurait-il une revalorisation de la prime comme pour les REP ?
- quelles sont les conséquences pour la carrière et la notion d’exercice en Education Prioritaire ?
- quelle serait la durée de la Convention ?
- qui, outre le Recteur, serait signataire ? ...
Dans l’état actuel des choses, nous n’avons donc aucune garantie, rien de concret...
Les acteurs vont se concerter pour décider des suites à apporter aux derniers développement...
A ce jour, un rapide tour des écoles du RRS montre qu’au moins 7 d’entre elles seraient fermées en cas d’action le 11 décembre prochain...

 

8 visiteurs en ce moment

*Top

SNUipp-FSU 85
Pôle associatif - 71 boulevard Aristide Briand (Rez-de-chaussée, porte C)
BP 01 - 85001 La Roche-sur-Yon Cedex
Tel : 02 51 62 03 14
Email : snu85@snuipp.fr
Facebook : facebook.com/SNUipp85

Cliquez ici pour se rendre à la section. / Visuel de l’emplacement

Mentions légales


©Copyright 2006 - SNUipp-FSU 85, tous droits réservés.