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10 novembre 2014

Direction d’école : 1er round de discussions départementales

À la demande du SNUipp-FSU 85, en CAPD puis lors de l’audience du 8 octobre dernier, la DASEN a réuni le 7 novembre un groupe de travail sur « les mission des directeurs d’école ».

Compte-rendu du groupe de travail

Après des années d’ajouts de nouvelles tâches administratives, notre institution accepte de se pencher sur la situation du fonctionnement des écoles et particulièrement des tâches administratives. Le Ministère a demandé aux Inspecteurs d’Académie d’organiser des groupes de travail entre novembre 2014 et mai 2015 pour envisager des simplifications à différents niveaux :
- limitation des enquêtes
- modalité de communication
- mise en place de tutorats entre directeurs

Le SNUipp-FSU 85 se félicite de cette démarche et a composé une délégation à l’image des écoles de notre département :
- direction maternelle (Maternelle Jean Yole La Roche sur Yon - Maternelle Benet)
- direction primaire en milieu urbain avec décharge (école de St Georges de Montaigu - école de Chateau Guibert)
- direction primaire en milieu rural sans décharge (RPI Le Langon/Petosse)

Durant ce premier groupe de travail, les échanges ont été très riches et ont permis, sans tabous, d’évoquer de nombreux aspects sur la direction d’école :
- relations avec la hiérarchie
- relations avec les familles
- relations avec les municipalités
- gestion des courriers électroniques
- gestion des enquêtes administratives
- finalité des enquêtes
- situation juridique des directeurs
- capacité à appliquer les directives hiérarchiques
- formation des directeurs
- gestion des équipes éducatives
- temps de décharges

Pour le SNUipp-FSU, le directeur est avant tout un enseignant devant remplir certaines missions. Il est au service de ses élèves et de leur réussite, de ses collègues et en relation avec différents partenaires : municipalité, familles, intervenants, associations, ... Son temps et ses actions doivent être au service de la réussite des élèves. Les demandes de la hiérarchie doivent aussi aller dans ce sens. Tout ce qui est superflu doit être éliminé.

Nous avons pendant cette audience évoqué un certain nombre de points que nous poserons sur papier avant le prochain groupe de travail prévu en janvier. Il s’agit de lister des éléments concrets permettant un réel allègement des tâches.

Au-delà des tâches, il s’agit surtout d’établir un climat de confiance entre la hiérarchie et les équipes enseignantes. La hiérarchie ne peut pas fonctionner dans un climat de suspicion. Chacun doit se concentrer sur l’essentiel. Le directeur est le garant de cette confiance.

Dans un tel cadre, nous pourrions par exemple ne pas avoir à transmettre l’enquête sur les APC qui ne sert qu’à vérifier si les enseignants font leur travail... Pourrait-il en être autrement ?

La délégation du SNUipp-FSU présentera ses propositions avant le prochain groupe de travail. Nous envisagerons également une réunion d’information syndicale sur cette question courant décembre.

Des négociations nationales...

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Dans le cadre des discussions nationales conduites en 2013-2014, le SNUipp-FSU a défendu l’urgente nécessité de temps, un véritable choc de simplification administrative et une formation continue des équipes.

Si le Ministère a semblé à l’écoute des difficultés rencontrées dans les écoles, les premières mesures mises en place à cette rentrée restent symboliques :
- légère évolution des décharges (quelques jours pour les petites écoles, dispense partielle ou totale d’APC) : lire ici.
- revalorisation de la part variable de l’indemnité versée pour les écoles de 1 à 9 classes.
- réactualisation partielle d’un vade-mecum (toujours en attente...)
- "aménagements" de base élèves (lire ici), dont nous dénonçons toujours les failles de sécurité.

Le ministère n’a notamment pas pris la mesure de la surcharge de travail inacceptable qu’engendrent les rythmes scolaires et la mise en place des activités périscolaires. Toutes ces tâches ne relèvent pas des directeurs d’école. Le SNUipp-FSU a alerté fortement sur ce point pour qu’une instruction précise soit donnée.

Plus globalement, le SNUipp-FSU a demandé que des orientations claires soient données pour la déclinaison locale des protocoles de simplification. Il faut surtout partir de l’activité professionnelle réelle des directeurs d’école et traiter de l’ensemble des sollicitations administratives inutiles et chronophages. Ce n’est pas qu’une question technique. Il faut un véritable changement entre la direction d’école et ses hiérarchies

... aux discussions départementales.

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Le SNUipp-FSU Vendée n’a pas attendu ce groupe de travail pour évoquer la direction et le fonctionnement de l’école.
- En novembre 2013, alors que les discussions nationales n’avaient pas débutées, le SNUipp-FSU 85 obtenait un engagement écrit de la DASEN : « L’administration fera en sorte de limiter l’envoi d’enquêtes dans les écoles, en utilisant en priorité les informations dont elle dispose déjà et en rendant plus lisibles les finalités des enquêtes envoyées aux écoles. » (relevé de conclusion du 29/11/2013).
- Le 7 juillet 2014, le SNUipp-FSU 85 interpelait la DASEN pour lui signifier que les directeurs ne peuvent pas être tuteurs des contrats aidés (lire le courrier).
- Lors de la CAPD du 4 septembre 2014, le SNUipp-FSU 85 a interpelé la DASEN quant au non renouvellement de nombreux EVS, en raison de l’insuffisance des budgets académiques et départementaux.
- Lors de l’audience du 8 octobre 2014, la DASEN précise au SNUipp-FSU 85 que l’avenant au projet d’école sur les APC a été proposé comme outil de conception mis à disposition des équipes enseignantes et qu’un document bien plus synthétique, construit par l’équipe, était suffisant.

Mais il ne s’agit pas d’en rester là. Si le SNUipp-FSU 85 n’est pas dupe : les marges de manœuvre dont dispose la DASEN sont faibles. Mais nous n’en serons pas moins revendicatifs.
Des mesures sont en effet urgentes :

- Supprimer les doublons d’enquêtes en tous genres, les triples informations (circonscription, IA, ministère) et rationaliser les effets de la dématérialisation (diffusion de mails aux écoles, nombre de pièces jointes, documents compatibles avec tous les logiciels, format des projets d’école à revoir, tableaux en tous genres à supprimer…). Par exemple, afin de supprimer les multiples et parfois redondants mails envoyés tous les jours aux écoles par plusieurs services administratifs, celles-ci pourraient être destinataires d’une seule newsletter régulière émanant de la circonscription, avec des informations sélectionnées, triées et rubriquées au préalable.
- Réduire les tâches de saisie comme l’inscription des élèves qui se fait sur des logiciels des mairies. Base élèves a une ergonomie inadaptée.
- Rappeler le rôle, la place et les responsabilités de chacun dans le cadre de la réforme chaotique des rythmes scolaires. Par exemple, les listings d’élèves fréquentant les dispositifs périscolaires ( garderie, restauration, TAP, NAP…) ne sont pas du ressort des directeurs d’écoles mais des mairies.
- Garantir le renouvellement de toutes les aides administratives et aboutir à la création d’un vrai métier.

Pour de nouveaux droits !

Du temps en urgence !

En septembre 2013, le SNUipp-FSU a mené une enquête auprès des directrices et des directeurs d’école. Ce sont en priorité des avancées concrètes en terme de temps (87,69%), de reconnaissance salariale (84,22%), et d’allègement de la charge de travail administratif (78%) que demandent les collègues.

Et c’est bien ce que le SNUipp-FSU a porté et revendiqué auprès du ministère lors du « chantier métier ministériel » sur la direction d’école : plus de temps de décharge, un choc de simplification administratif (pour gagner du temps…), une aide administrative statutaire et une meilleure reconnaissance salariale. Si on peut noter quelques petites avancées, elles restent largement insuffisantes. Le SNUipp-FSU continue notamment de demander du temps de décharge de direction pour toutes les écoles :
- 1 à 3 classes : 1/4 de décharge
- 4 à 6 classes : 1/2 décharge
- 7 à 9 classes : 3/4 de décharge
- 10 classes et plus : décharge totale

 

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