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18 septembre 2014

Le SNUipp-FSU rencontre la ministre

Le 18 septembre, le SNUipp-FSU rencontrait la ministre de l’Education nationale. Il lui a notamment demandé d’ouvrir des discussions pour améliorer la situation salariale et professionnelle des enseignants des écoles. Compte-rendu.

« Nous sommes à un moment charnière pour l’école primaire. Vous devez envoyer un signal fort à nos collègues, du concret pour reconstruire la confiance. Les salaires, avec l’alignement de l’ISAE sur l’ISOE du second degré, et l’amélioration de nos conditions de travail source d’une meilleure réussite des élèves sont nos deux urgences. » C’est en ces termes que le secrétaire général du SNUipp-FSU a débuté son entrevue avec la ministre de l’Éducation nationale.

« Il faut avancer vite sur ces deux sujets. Nous sommes de ceux qui pensent qu’on ne fait pas avancer l’école sans s’appuyer sur ceux qui la font vivre tous les jours sans les valoriser, leur donner la fierté de leur métier » ajoutait-il.

Engagés pour nos élèves et exigeants

Car des échéances importantes pour l’école sont devant nous : éducation prioritaire, nouveaux programmes, maternelle... Et « Pour qu’elle réussisse, notre école a besoin d’enseignants revalorisés et de conditions d’exercice du métier améliorées avec moins d’élèves par classe, et de la formation continue, du temps, de la confiance de la hiérarchie, et notamment une révision des modalités d’inspection. Ces exigences demandent que l’on y consacre les moyens budgétaires nécessaires » a prévenu le syndicat.

Pour appuyer son propos, le SNUipp-FSU a présenté à la ministre l’enquête dressant le portrait des enseignants du primaire, « des enseignants engagés pour leurs élèves mais désabusés par des injonctions contradictoires, déçus et en colère sur la réforme des rythmes, insuffisamment soutenus face aux difficultés scolaires ou pour intégrer dans leurs classes les enfants en situation de handicap, des enseignants insuffisamment valorisé, notamment en raison du blocage des salaires. »

En résumé, les demandes urgentes du SNUipp-FSU

Salaires et perspectives de carrière

« Il faut aboutir à une programmation rapide pour aligner les salaires et les perspectives de carrière des PE sur celle du second degré. » a demandé le syndicat. « Même qualification, même reconnaissance avec une parité de l’ISAE sur l’ISOE au plus vite. Il faut répondre au décrochage salarial des enseignants du primaire dont s’est encore fait l’écho l’OCDE dernièrement. »

- À l’Assemblée nationale, la ministre a rappelé qu’elle ferait en sorte que l’on puisse réduire l’écart avec le second degré mais sans donner de calendrier.
Temps de service

Nous voulons aussi discuter de notre temps de service dans la perspective d’une réduction de celui-ci. Cette discussion a eu lieu pour le second degré, mais pas pour le primaire. Là encore, l’OCDE explique que les enseignants des écoles français font beaucoup d’heures, dont beaucoup ne sont pas reconnues par l’institution. Le cadre des 108 H explose. Depuis leur mise en place, ni l’aide personnalisée, ni les APC n’ont démontré leur efficacité réelle pour la réussite des élèves. Avec les contraintes d’organisation liées aux nouveaux rythmes, la perspective de nouveaux programmes, elles paraissent plus inadaptées encore. Nous en demandons la fin. Nous appelons les équipes d’écoles à utiliser librement ce temps. Nous sommes des professionnels, nous avons besoin de confiance et à ce titre, nous appelons à ne pas faire remonter les tableaux de contrôle des 108 heures.
Direction d’école

La simplification administrative annoncée à cette rentrée est décevante. Nous avons demandé que les discussions promises se tiennent dans les départements pour aboutir à des simplifications concrètes en termes d’enquêtes, de sollicitations administratives trop abondantes. A ce titre, nous avons alerté la ministre sur l’avenir des personnels en charge de l’aide administrative à la direction d’école. Près de 10 000 arrivent en fin de contrat à partir de mai prochain. Nous avons demandé des engagements concernant le renouvellement de leurs contrats.

- Les discussions sur la simplification devraient commencer dans le premier trimestre. La ministre a pris note de notre alerte sur l’aide administrative qui est un sujet interministériel avec le ministère de l’emploi.
Droit syndical

Nous avons exprimé l’exigence que les professeurs des écoles bénéficient d’un exercice plein et entier du droit à l’information syndicale comme l’ensemble des fonctionnaires, et dénoncé le nouveau cadre règlementaire qui restreint ce droit. Car de fait, les Dasen ont aujourd’hui toute possibilité d’interdire la participation des collègues à la seule réunion d’information syndicale sur le temps d’enseignement à laquelle ils ont droit, sur les trois possibles. Nous avons prévenu la ministre que l’application de cette circulaire pourrait être source de conflits dans les départements. Nous lui avons dit que nous appellerions les personnels à participer largement aux réunions organisées par le SNUipp-FSU sur le temps élèves et à faire valoir ainsi leur exigence d’un exercice plein et entier du droit syndical. Nous lui avons dit enfin que nous nous opposerions à toute forme de sanction, y compris en saisissant si nécessaire les juridictions compétentes.

- La ministre s’est engagée à regarder le sujet de plus près.

Réforme des rythmes scolaire

Cette rentrée voit la généralisation de la mise en place de la réforme des rythmes. Impactant les conditions de travail et reposant avant tout sur les capacités financières inégales des communes, cette réforme laisse de côté les vraies priorités pour la réussite de tous les élèves. Les premières remontées montrent des difficultés et des dégradations au niveau de l’organisation du service des personnels, du temps de décharges de direction, des conditions de travail des personnels, des moyens alloués au fonctionnement des écoles. Dans le même temps, la charge de travail des directrices et des directeurs est augmentée par cette mise en place alors que la simplification administrative annoncée à cette rentrée est resté sans effet et que les postes d’aides administratives n’ont pas été abondés. Cette réforme révèle et accentue les inégalités territoriales déjà existantes entre les écoles avec des conséquences selon les endroits sur le temps scolaire (baisse des crédits de fonctionnement, des intervenants extérieurs, du temps de présence des ATSEM...) et sur les prises en charge hors temps scolaire (TAP). Le SNUipp-FSU réclame une étude sérieuse des conséquences de cette réforme sur les conditions d’apprentissage des élèves. Il fera un état des lieux dans les écoles pour rendre compte des réalités et obtenir l’ouverture de discussions pour un nouveau décret du temps scolaire qui doit s’organiser selon un cadrage national.

Dans le même temps le SNUipp-FSU continue d’exiger un financement pérenne pour lutter contre les inégalités et une véritable péréquation entre les communes. Le SNUipp-FSU dénonce les inégalités public-privé qu’engendre cette réforme. Il exigera un bilan sur les fuites vers le privé à l’occasion des CTSD et CDEN du premier trimestre. Il mettra tout en œuvre pour le porter nationalement. A cette occasion il rappellera son attachement au principe d’égalité et de laïcité et son exigence que les fonds publics soient versés aux seules écoles publiques.

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