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31 août 2013

Retraites : des réponses aux arguments mensongers

Balladur, Fillon et maintenant Ayrault : les mêmes discours mensongers !
Public - Privé : mobilisons-nous le 10 septembre !

Sous couvert d’incompatibilité avec une société qui n’a jamais été aussi riche, le système de retraite par répartition est attaqué depuis 1993 (réformes Balladur). Depuis, cette question a été au centre des plus grandes mobilisations sociales de la période : 1995, 2003, 2010.

Comme nous le disions, ces contre réformes successives n’ont pas permis de rééquilibrer les comptes. Elles ont surtout permis, et c’était leur but réel, de dégrader les conditions de départ à la retraite et le niveau des pensions.

Le déficit actuel est de 13,2 milliards (20 milliards environ à l’horizon 2020 soit 0,9 point de PIB). Le financement du système de retraite par répartition est donc bien une question de choix social et politique et pas quelque chose qui s’imposerait à nous sans aucune marge de manœuvre (songeons par comparaison aux 10 points de PIB passés de la rémunération du travail à celle du capital depuis 1982 !).

Le SNUipp avec la FSU s’engage dans cette bataille. La FSU appelle à la grève le 10 septembre avec la CGT, FO et Solidaires.

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Assez des arguments mensongers !

« Puisqu’on vit plus longtemps, on doit travailler plus longtemps »

L’augmentation de l’espérance de vie n’est pas nouvelle, elle n’a pas empêché que le temps passé au travail dans une vie baisse en parallèle. De plus, l’espérance de vie « en bonne santé », c’est-à-dire sans incapacité, est beaucoup plus faible que l’espérance de vie (62 pour les hommes, 63 pour les femmes).

Tout départ en retraite tardif obère de façon non négligeable le temps dont les salariés disposent pour jouir réellement de leur retraite. C’est d’ailleurs pourquoi l’espérance de vie en bonne santé a baissé au cours des dernières années, conséquences d’un allongement du nombre d’annuités en 2003 et 2010...

« Il y a trop de retraité-es et pas assez d’actifs »

L’une des conséquences des réformes successives est bien la diminution du nombre de pensionné-es (les personnes étant dans l’obligation de liquider leur retraite plus tard) mais elle se traduit par une augmentation du nombre de chômeur-ses de plus de 60 ans.

« On n’a plus les moyens de notre modèle social »

Il manquerait 20 milliards d’euros... en 2020 soit 1 point de PIB ! Depuis 1983, c’est 10 points de PIB qui sont passés du travail vers le capital : c’est 100 milliards d’euros par an !

Derrière les discours mensongers, les mêmes objectifs ! Faire payer la crise à ceux et celles qui n’y sont pour rien pour protéger les profits des banquiers et des actionnaires (la part des profits allouée aux actionnaires atteint aujourd’hui 45%, cela au détriment des investissements) !

Les fonctionnaires sont des privilégiés !

Après des années de mesures régressives pour les fonctionnaires, revient une fois de plus la volonté d’alignement entre le public et le privé, sous-couvert d’une soi-disant équité, alors que les effets des différents systèmes sont actuellement comparables en terme de taux de liquidation et de niveau de pension. Cette approche ne prend pas en compte les spécificités de carrière et d’emplois dans la Fonction Publique et vise surtout à réduire les pensions des salarié-es du public sans rien améliorer de celles des salarié-es du privé.

Le rapprochement des modes de calcul des pensions du public et du privé, aurait pour effet immédiat de baisser le niveau des pensions... Il provoquerait, au nom de l’équité, une disparité de résultat entre les anciens salariés du privé et les anciens fonctionnaires, ce qui obligerait à baisser les pensions dans un mouvement perpétuel de rattrapage par le bas.

La première urgence c’est l’emploi !

Une nouvelle réforme des retraites est-elle si urgente qu’on nous le dit ? Et si la première urgence, c’était d’abord de changer le cap de la politique économique imposée de fait par la commission européenne et le MEDEF ? Sauver les retraites de l’avenir, c’est d’abord sauver l’emploi d’aujourd’hui, celui des jeunes pénalisés par une entrée de plus en plus tardive dans l’emploi, celui des séniors abandonnés à la porte des entreprises, celui des fonctionnaires indispensables au bon fonctionnement des services publics.

Une bonne réforme ? Oui c’est possible !

Il est possible d’imposer une réforme des retraites qui :
- corrige les effets des réformes régressives passées,
- assure pour toutes les générations, notamment les plus jeunes, un niveau de pension convenable dès 60 ans
- reconnaisse la pénibilité en permettant des départs anticipés.
- supprime la décôte
- maintienne l’indexation des retraites sur les salaires et non pas sur les prix !

Alors que les profits des grands groupes sont florissants, que les dividendes versés aux actionnaires ont progressé 7 fois plus vite que la masse salariale ces trente dernières années, que des dirigeants d’entreprises s’octroient des salaires annuels supérieurs à ce que plus d’un salarié sur deux ne gagnera pas sur toute une vie... ... qui osera prétendre qu’il n’y a pas d’argent pour les retraites ?

Ensemble : imposons un autre choix de société :

- Oui le poids des retraités dans la société augmente, pour la CGT, FSU et Solidaires, il est normal que cette société leur accorde une part des richesses plus grande, comme elle l’a fait dans le passé, de façon bien plus importante : 5% du PIB en 1960, 10% en 1980, 13 à 14% aujourd’hui et en 2060...

Le déficit annoncé du régime des retraites en 2020 est de l’ordre de 20 millards d’euros soit 1 point de PIB en plus... C’est l’équivalent du crédit d’impôt pour les entreprises, accordé sans contreparties, dans le cadre du pacte de compétitivité !

Halte à la fraude fiscale

Combien de milliards entreraient dans les caisses sous forme de cotisations sociales en mettant fin aux exonérations, en récupérant les 80 milliards de fraude fiscale ? D’après la cour des comptes, la seule exonération de cotisations sociales des stock-options coûte 3 milliards d’euros par an à la Sécurité sociale...

Construire une mobilisation d’ampleur, faire échec au patronat et au gouvernement !

Dans tous les pays d’Europe l’objectif est de "réduire le coût " du travail par la diminution des services publics et de la dépense sociale. Ils veulent faire payer au monde du travail les déficits causés par la crise financière.

La publication du rapport Moreau n’annonce rien de bon. Dans ses grandes lignes, il est dans la continuité des « réformes » de 2003 et 2010. Ayrault et Hollande ont beau essayer de rassurer, c’est bien un allongement de la durée des cotisations et une baisse des retraites (augmentation de la CSG…) pour tous et toutes qui sont prévus.

Les seules mesures proposées sont régressives et nous concernent toutes et tous : retraité-es, actif-ves, jeunes et moins jeunes... C’est bien un mouvement d’ensemble qui est indispensable !

Ce que nous avons refusé avec force en 2010 sous un gouvernement de droite, nous devons le refuser aussi fortement en 2013 sous un gouvernement qui se dit de gauche !

Nous devons et nous pouvons mettre en échec les politiques sociales libérales ! Le gouvernement veut aller vite en annonçant son projet pour la fin de l’été... soyons réactives et réactifs dès le 10 septembre.

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