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25 janvier 2013

Rythmes : le SNUipp-FSU interpelle le DASEN et le Ministre

Vendredi 25, le SNUipp-FSU a interpellé le DASEN en Vendée et le Ministre à Paris.

Le SNUipp-FSU interpelle le Ministre

Le SNUipp-FSU interpelle à nouveau le ministre de l’Éducation nationale au sujet de la réforme des rythmes. Le flou qui prévaut à la préparation de cette réforme n’est plus supportable.

DERNIERE MINUTE :

Le caractère gratuit ou payant des activités périscolaires issues de la réforme des rythmes "dépendra des collectivités locales" et elles ne seront pas obligatoires, a annoncé vendredi à l’AFP André Laignel, premier vice-président délégué de l’Association des Maires de France (AMF).

Le SNUipp-FSU avait alerté depuis deux mois sur cette question. C’est malheureusement aujourd’hui confirmé par les collectivités locales : pas d’obligation de périscolaire, ni de gratuité. Où est l’intérêt de l’enfant pourtant vanté à coup de déclarations tonitruantes ?

Mais, alors, qu’en dit le ministre ?

Encore aujourd’hui, le SNUipp-FSU s’est adressé au ministre pour qu’il confirme ses engagements sur la consultation des conseils d’école et sur le caractère obligatoire ou non pour les mairies d’organiser l’accueil des élèves jusqu’à 16h30. Le SNUipp-FSU attend des réponses concrètes. Etonnant. A cette heure, nous n’avons toujours pas eu connaissance du décret finalisé.

Un peu de sérieux ! Le flou et les annonces contradictoires sur la mise en oeuvre de la réforme ne sont plus supportables.

La lettre du SNuipp-FSU au Ministre

Monsieur le Ministre,

Nous notons avec satisfaction que vous vous êtes engagé hier sur France Inter, à ce que les conseils d’école soient consultés sur les propositions de modifications d’aménagement des temps scolaires. Nous souhaiterions que le décret relatif aux rythmes scolaires, dont nous demandons la réécriture, confirme votre engagement public en ce sens.

De plus, dans un entretien accordé au journal Le Monde en octobre, vous avez affirmé « qu’aucun enfant ne soit hors de l’école avant 16h30 ». Or, nous découvrons dans un communiqué de l’Association des maires de France que vous auriez maintenant précisé « que l’heure de sortie de 16h30 n’était pas obligatoire et que l’organisation des activités péri-éducatives restait à la libre appréciation des élus ».

Monsieur le Ministre, ces éléments sont de nature à rendre les contours de la réforme encore plus flous à l’heure où tous les acteurs de la communauté éducative ont besoin d’informations fiables et stabilisées. Nous souhaitons que vous apportiez des précisions nécessaires.

Nous vous prions de croire, Monsieur le Ministre, en l’expression de nos salutations respectueuses.

Sébastien SIHR, Secrétaire Général du SNUipp-FSU


Le SNUipp-FSU interpelle le Directeur Académique de Vendée

A l’occasion de la CAPD qui s’est tenue ce vendredi 25 janvier, le SNUipp-FSU 85 s’est adressé au DASEN.

Cette Commission Administrative Paritaire se réunit dans un contexte particulier. Près d’un an après des engagements ambitieux pour l’école de la République, et après plusieurs mois de concertation, la réforme tant attendue arrive à maturation.

La mise en bouche est appétissante : le projet de loi présenté par le Ministre mercredi dernier affiche en effet l’ambition de créer 60 000 postes en 5 ans (pour plus de 65 000 supprimés ces 5 dernières années), de créer un Conseil National des Programmes pour réécrire ces derniers et de redonner une priorité au primaire et plus spécifiquement à la maternelle. Néanmoins, la continuité de la loi Fillon apparaît rapidement comme une amertume très insatisfaisante : socle commun, livret de compétences. Enfin, certains points brillent par leur absence, comme les RASED et l’éducation prioritaire et d’autres restent à aborder : évaluation des enseignants, direction et fonctionnement de l’école...

Arrêtons-nous une seconde sur la réforme des rythmes scolaires qui cristallise actuellement tous les débats. Le SNUipp-FSU condamne ici avec la plus grande fermeté les propos qui sont de nature à opposer les membres de la communauté éducative, au nom d’un corporatisme brandi par certains par manque d’arguments de fond. Pour nous, s’attaquer au « moins d’école » sonne comme un coup d’épée dans l’eau si on ne se penche pas sur le « mieux d’école ».

Pour le SNUipp-FSU, si la semaine "Darcos" (journées de 6h plus l’aide perso) doit être abrogée, 5h15 à 30 élèves par classe resteront plus défavorables que 6h à 20 élèves par classe. Si l’on veut véritablement changer le quotidien dans les écoles, des enseignants et de leurs élèves, il est indispensable de jouer sur une multitude de leviers : rythmes de la journée, de la semaine et de l’année scolaire ; effectifs par classes ; formation des enseignants ; aides aux élèves en difficulté... Or, si les annonces gouvernementales montrent un changement de cap, elles manquent encore d’ambition si l’on veut "refonder" l’école. Pire, sur cette question des rythmes, elles mettent sous pression la communauté éducative et tendent notamment la relation pourtant cruciale école-mairie.

À l’instar de ces prédécesseurs, M. Peillon répète à l’envi qu’il faut faire preuve de pédagogie pour que la réforme soit comprise. Mais les enseignants sont ambitieux et ne partagent pas la frilosité gouvernementale. Modifions les rythmes scolaires dans l’intérêt de l’enfant : chiche ! Faisons des journées de 4h30 de classe, mettons en place l’alternance 7 semaines de classes / 2 semaines de congés, permettons à toutes les classes de fonctionner en petits groupes sur le temps scolaire commun en affectant effectivement plus de maîtres que de classes, mettons en place une scolarisation des moins de 3 ans, proposons des formations initiale et continue de qualité et en adéquation avec les besoins, organisons des activités péri-éducatives gratuites, de même qualité sur tout le territoire national…

Si les enseignants sont aujourd’hui en colère, c’est véritablement que l’ambition affichée est bien insuffisante pour refonder l’école. Les enseignants pensent avant tout aux enfants qui sont devant eux et c’est pour cela qu’ils appellent de leurs vœux une rupture dans le vécu quotidien des classes, et pas uniquement dans les discours.

 

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